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On peut largement dire qu’Eldorado Productions a le flair pour les grosses affiches et qu’ils savent mettre les moyens pour des groupes qui vont nous offrir des prestations inoubliables. C’est le cas ce soir avec un plateau composé de trois grands noms de la scène Metal et qui va non seulement remplir toutes ses promesses et combler toutes nos espérances. C’est un Transbordeur plein à craquer qui va faire honneur aux groupes en présence, un Transbordeur avec un public énorme comme je ne l’avais pas vu depuis longtemps.

Grand Magus

01- (8)Un gigantesque et magnifique fond de scène affichant le nom Grand Magus m’accueille dans la  salle et ce sont donc les Suédois qui ouvrent le feu pour cette soirée prometteuse en tout point à 19h pile. Grand Magus que l’on peut qualifier désormais de vieux groupe balance son heavy metal bien râpeux et costaud devant un public qui commence à se masser timidement devant la scène. Ce que j’aime chez Grand Magus, c’est que c’est avant tout un vrai groupe de scène et surtout de festival qui correspond parfaitement à l’amorçage des grosses ambiances avec des riffs bien bourrins pour head bangers. Autant leurs albums me laissent un peu froid que sur scène j’aime beaucoup ce groupe. Les trois gaillards ne ménagent pas leur peine et se donnent à fond. Seul hic, c’est le peu d’espace qu’il leur reste sur la scène car lorsque l’on voit les deux grosses cylindrées qui arrivent derrière, on sait déjà que le matos est préinstallé, ce qui laisse aux Suédois que peu de place. Toutefois, ils s’en contentent parfaitement bien et font le show au maximum. Janne « JB » Christoffersson au chant et à la guitare balance riffs et solos sous une lumière blanche aveuglante qui lui donne des allures de statue divine. De l’autre côté, Fox Skinner à la basse envoie le maximum avec une énergie déconcertante. Seul Ludwig « Ludde » Witt fait un petit peu tassé derrière ses futs, vu son manque d’espace. Grand Magus, il ne faut l’oublier, ne sont pas venus pour étendre le linge et faire de la figuration. Ils ont un nouvel album à défendre, Sword Songs. Leur huitième album est sorti cette année et c’est sur ce tour 2016 qu’ils sont venus nous le présenter. De plus ce soir ils bénéficieront d’un excellent son avec une bonne balance entre chaque instrument et comme ils sont forts sympathiques, le public leur est acquis. Pour débuter une soirée, c’est vraiment top et des hors d’œuvres comme ça on en voudrait tous les jours… Afin de suivre les pérégrinations de Grand Magus, vous trouverez en lien leur site officiel pour mieux les découvrir.

http://www.grandmagus.com/

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Testament

02- (1)Grand chambardement, les techniciens dépiquent tout puis arrivent avec la suite qui matériellement est assez copieuse. Par conséquent, cela prend un peu de temps. Après avoir soufflé un peu, ça y est c’est reparti ! Est-ce que tout le monde à pensé à rédiger son testament ? Non ? Bon et bien alors c’est maintenant ou jamais ! Après une brève intro, la scène est littéralement prise d’assaut par les Californiens de Testament. Ce groupe est une légende, ils sont à compter parmi les pionniers du Thrash Metal tout comme leurs collègues de Slayer. Le quintet américain est totalement abrasif et vient de foutre littéralement le feu au Transbordeur. Pour Grand Magus, le public était encore timide et là, le Transbordeur s’est rempli jusqu’à la gueule comme par magie et c’est la furie dans le pit. Le combo américain est totalement déchainé et les titres déboulent à une vitesse qui fout le vertige. C’est incroyable, dans le pit photo je suis complètement sonné tant j’ai l’impression que tout s’est accéléré d’un seul coup. Les musiciens du groupe sont partout à la fois et leurs riffs tombent comme la foudre. Ils sont devant, à droite, à gauche, derrière et sans cesse en mouvement. Testament c’est de l’énergie pure, un Thrash Metal hyper violent et sans concession, un Thrash Metal de l’extrême. Chuck Billy au chant fait un véritable show à lui tout seul avec son espèce de pied de micro portatif en modèle réduit qui ressemble à un sabre Jedi. En plus, il est important de noter que Chuck est bel et bien un véritable champion d’air guitar. Pour couronner le tout, Testament a fait dans le grandiose avec un fond de scène totalement majestueux à l’effigie de leur dernier album sorti cette année, Brotherhood Of The Snake avec les vieux murs et l’immense cobra à trois têtes, c’est vraiment impressionnant. Avec un tel set, Testament a placé la barre si haute tant et si bien que si Amon Amarth fait encore mieux, on se demande ce que ça va donner. Nous risquons de nous consumer sur place. Ils n’ont pas lésiné non plus sur les lights qui explosent en tout sens tout au long de leur show totalement dantesque. En résumé, c’est du vrai grand spectacle, on s’en met plein les yeux et les oreilles, 100% son et lumière, saga América, attention les secousses ! Après trentre trois ans d’existence, de nombreux albums studio, live, Ep, compil, des tournées énormes et des milliers de kilomètres parcourus, Testament montrent qu’ils sont toujours sur le devant de la scène et au meilleur de leur art, ainsi qu’au top de leur forme. Ils ne sont pas prêts d’être détrônés. Pour tout savoir sur Testament, c’est par ici que ça se passe, laissez-vous guider via leur site officiel.

http://www.testamentlegions.com/

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Amon Amarth

03- (5)Après la gifle énorme que nous venons de prendre et qui se nomme Testament, j’ai peur pour mes ratiches en voyant le décor d’Amon Amarth se monter petit à petit car je me dis que si je dois en ramasser une autre, celle-ci risque de faire vraiment mal. Je crois que ça va être le cas car lorsque je regarde les décors que j’ai sous les yeux, il est difficile d’imaginer plus grandiose au Transbordeur. Imaginez un instant le batteur perché sur le pont d’un drakkar qui est à la fois un énorme casque viking et que le fond de scène absolument majestueux représente le guerrier de la pochette de leur tout dernier album Jomsviking qui conte l’histoire d’un homme qui ayant commis un crime de sang, s’enrôle pour fuir son destin chez les Jomsviking, une terrible unité de mercenaires vikings qui sévissait au Xème siècle et dont la forteresse était située sur la mer Baltique. L’histoire est en fait une tragédie revue et corrigée par Amon Amarth sous la forme d’une saga. Lorsque les hommes de « la montagne du destin » entrent en piste, tout devient dantesque. Le son, les lights, la présence de Johan Hegg et des autres musiciens, tout est fascinant et énorme. Sans être un groupe qui fait dans la démesure ou le superflu, Amon Amarth savent ce qu’est un show et le public en a vraiment pour ses ronds. On peut aisément dire qu’ils ne se moquent pas de leurs fans et qu’en plus d’un excellent set, ils leur offrent un vrai spectacle. Les musiciens du groupe sont loin d’être statiques. Durant tout le show, ils occupent entièrement l’espace scénique dont ils disposent. Ils montent sur les estrades, descendent, échangent les cotés de scène, on peut franchement dire que tous font le show. Toutefois, le plus loquace reste Johan Hegg, puisque c’est lui qui tient le micro, c’est donc aussi lui qui tient le crachoir et il n’hésite pas à échanger avec le public dans son style fraternel qui est vraiment agréable. Il a vraiment un don pour communiquer avec le public et le chauffer à blanc jusqu’à ce que la salle soit totalement en fusion. Il n’hésite pas entre les titres à saisir sa corne à boire qui est à sa ceinture en la levant au dessus de sa tête tout criant au public : « Raise your horns !!! » Et la masse du Transbo y va de tout son cœur répétant cette exclamation d’un seul élan, levant tous les bras pour faire ce que l’on appelle en 03- (2)Espagne « La Mano Cornuda ». C’est un spectacle magique que d’assister à cela. Si Amon Amarth nous abreuve ce soir de son et de lumière, il est important de préciser qu’ils ont choisi l’option animation pour leur show. Dans la première partie du set, ce sont des guerriers vikings qui vont s’affronter épée en main sur la scène. La seconde partie du set est tout aussi impressionnante puisque le fond de scène  aux couleurs de l’album Jomviking s’effondre pour laisser la place à l’impressionnant guerrier ornant la pochette de Surtur Rising et c’est le début d’une autre histoire qui, au fil des titres, laissera sa place au mythique album Deceiver Of The Gods, où l’on verra apparaitre sur scène ce guerrier au visage de mort que l’on retrouve sur la pochette. Lors du rappel, l’histoire de ce soir finira en apothéose au sein d’un quatrième acte avec toute la magie de l’album Twilight Of The Thunder God. Tout débute avec nuit bleutée comme le sont souvent les nuits d’orage. C’est la tempête en pleine mer et le drakkar craque de tous ses bordages. Soudain, l’obscurité laisse place à la lumière et le titre phare de ce magnifique album démarre dans un Transbordeur en furie qui a totalement lâché les chiens, tant et si bien qu’on a l’impression d’être porté, soulevé de terre par cette musique. Et c’est là que l’immense serpent de mer fait son entrée en scène dans ce décor majestueux et Johan Hegg, armé du marteau de Thor, va frapper le serpent puis le frapper encore. C’est le moment de vérité, le triomphe du bien et des Dieux sur le mal, je crois qu’on ne peut pas aller plus haut, c’est gigantesque, c’est Amon Amarth ! Le groupe va recevoir une ovation du public digne du tonnerre. Ils ne sont pas à la hauteur, ils sont bien plus que cela. Un jour, ils ne seront plus un groupe mais une légende digne de celles qui te font entrer au Panthéon de l’histoire du rock.

Le concert est fini et pourtant Johan Hegg reste sur le devant de la scène, face au public, levant sa corne en hurlant cette phrase comme un cri de ralliement : « Raise your horns !!! ». Je suis littéralement sonné. Ce soir, les vikings ont encore gagné. Gloire aux northmen !

http://www.amonamarth.com/

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Sons Of Metal tient à remercier chaleureusement toute l’équipe d’Eldorado Productions pour nous avoir aimablement conviés à cette fête absolument magnifique. Nous n’oublions pas de remercier également le Transbordeur et toute son équipe pour le super accueil.

Swamp Fox