03- (4)

Encore une affiche musclée ce soir au Warmaudio. Nos amis de Riot Shows n’ont pas lésiné une fois de plus sur la qualité, ils nous ont foutu que des costauds dans le même sac. C’est encore une soirée qui promet d’être sportive et où il va falloir ouvrir l’œil pour ne pas se retrouver involontairement au beau milieu du pit. C’est donc parti pour une nouvelle grosse soirée en mode hardcore, muscle et karaté comme dirait nos amis de Ta Gueule.

Pit Disorder

01- (3)Ce sont donc nos lyonnais de Pit Disorder qui sont chargés d’ouvrir les débats et qui ce soir n’ont pas volé leur nom car d’entrée de jeu ça va être un vrai merdier dans le pit. Pour tous ceux qui connaissent, je ne vous fait pas de dessin. Vous connaissez tous le hardcore bien groovy et bien brutal de Pit Disorder mais pour ceux qui ne connaissent pas, je vais tâcher de vous conter cette aventure du mieux que je peux. Question photo, ça a été pire que le Vietnam pour tenter de choper au vol les meilleures prises de vues possibles. Quoi qu’il en soit, il fallait non seulement être vigilant mais en plus être en embuscade permanente. Quoi qu’il en soit, nos lyonnais sont encore montés de plusieurs crans depuis le dernier concert que j’avais vu d’eux et pour chauffer une salle, voire même la chauffer à blanc, Pit Disorder il n’y a pas mieux. Depuis quelques temps, il est important de préciser que les quatre lyonnais ont mis sacrément du charbon dans la machine en sortant leur Ep et le merch sympa qui va avec. Pit Disorder va de l’avant et ils nous entrainent dans l’arène. Musicalement, ils ont vraiment été au top avec un hardcore bien enragé comme ils savent le faire. Pendant que Boris au chant invectivait le public du Warmaudio à se bouger, Damien envoyait des riffs énormes à la gratte. Bij, en super forme derrière les futs, a assuré une fois de plus une partie batterie impeccable. On peut dire qu’Alex n’a pas chômé à la basse et a largement contribué à l’excellent set que Pit Disorder nous a balancé dans les dents. Bref, une grosse entame de soirée avec nos quatre lyonnais totalement déchainés et un Warmaudio chaud bouillant qui était désormais prêt à accueillir allègrement la suite du menu. N’oubliez pas de continuer de suivre avec assiduité l’Ascension en flèche de Pit Disoder. Pour se faire, vous trouverez en lien ci-dessous leur page facebook qui est aussi leur lien officiel.

https://www.facebook.com/PitDisorder/

01- (1) 01- (2)

Eight Sins

02- (7)C’est donc au tour des non moins furibards d’Eight Sins de prendre d’assaut la scène du Warmaudio encore brulante. Ce soir ce sont des Eight Sins survoltés qui grimpent sur scène car c’est la release party de leur tout dernier album Serpents. Les grenoblois d’Eight Sins ne sont pas des rigolos. Ce sont des gars sacrément expérimentés qui savent ce que c’est qu’une scène, ainsi que faire plaisir à un public qui s’est déplacé en masse pour les voir. Les membres d’Eight Sins sont aussi sympas que leur musique est violente et ce n’est pas peu dire. Cette fusion de Thrash, de Hardcore, de Death n’est propre qu’à eux. On les reconnait aisément dès les premiers riffs. Ce soir tout comme d’habitude, ils ne sont pas venus pour étendre le linge mais pour défendre ce nouvel et quatrième opus si on compte l’Ep. Avec Serpents, Eight Sins monte encore le ton de plusieurs crans et la musique se fait encore plus tranchante, plus incisive. Avec ce nouvel album, les grenoblois signent, persistent et confirment une fois de plus. En live, c’est une tuerie participative et le public s’en donne à cœur joie. Non content de retourner le Warmaudio, Loic au chant instaure une ambiance familiale pleine d’humour. C’est vraiment agréable de voir des gars d’un tel niveau ne pas se prendre la tête et envoyer un set d’une qualité absolue dans la plus grande simplicité. Eight Sins tourne à l’énergie positive et ce n’est pas un hasard si ce soir le groupe fête ses dix ans d’existence. Sur les planches comme en studio, les isérois sont une véritable machine de guerre construite pour durer. Pas besoin de fioritures ni de surenchères. Le line up guitare, basse, batterie et chant leur suffit à envoyer la puissance de feu du plus costaud des cuirassés. Aucun doute à avoir, Eight Sins c’est toujours du lourd, taillé dans le granit pour les aficionados de musique extrême. Avec les grenoblois, fini la maternelle, on joue ici dans la cour des grands. Leur album Serpents est une totale réussite que vous pouvez aller découvrir et vous procurer via leur bandcamp dont vous trouverez le lien ci-dessous.

https://eightsins.bandcamp.com/

02- (4) 02- (6)

Risk It

03- (4)Autre groupe, autre terrain de jeu, autre histoire. Voici venir sur scène d’autres enragés, je veux bien entendu parler des Allemands de Dresde, les coreux de Risk It câblés sur 800.000 volts. Nous allons vite comprendre que Risk It n’est pas venu faire de la figuration. Dans un style purement old school très typé hardcore new yorkais, c’est une véritable avalanche d’énergie qui déferle sur le Warmaudio. Les mélodies tombent comme des couperets à une vitesse vertigineuse et inimaginable. Non seulement ils ont pris possession de la scène mais également kidnappé le Warmaudio pour eux seuls. En quelques secondes, ils ont déjà instauré une ambiance d’enfer avec un pit complètement déchaîné qui part dans tous les sens. Nous avons été d’autant plus pris à contrepied que leur set est parti comme un véritable coup de fusil. C’est le vrai hardcore badass comme on l’aime, celui qui fait l’effet d’une gifle en pleine tronche au milieu d’une séance de câlin. C’est le véritable hardcore qui respire la rue, l’urgence ! Cela faisait un bon moment que je n’avais pas assisté à un set de hardcore pur et dur d’une telle énergie. Le chanteur est un sacré frontman qui abat des kilomètres sur scène tout en faisant participer activement le public. J’aime autant vous dire que ça a volé et déblayé sévère dans le pit.  Le combo allemand s’est montré musicalement irréprochable en exécutant des titres particulièrement sauvages à un rythme totalement effréné. Les gars de Risk It font non seulement preuve de professionnalisme mais également de dextérité. En seulement quatre albums et une démo, ces mecs ont redonné un vrai sens au nom hardcore qui a tendance depuis pas mal d’années à partir en quenouille avec toutes les dérives du genre. Avec leur opus Cross To Bear sorti en 2016, les Allemands de Risk It donnent le coup de grâce et renvoient pas mal de formations plus anciennes et expérimentées à leurs couches culotte. Risk It est un groupe extraordinaire, certainement le meilleur groupe de la soirée, sans bien entendu vouloir offenser les autres qui ont été très bons également mais les Germains ont placé la barre tellement haute dans un registre totalement décapant qu’il était difficile de faire mieux. Ils ont complètement carbonisé les planches du Warmaudio et j’espère sincèrement qu’ils reviendront rapidement jouer chez nous. Retrouvez Risk It sur leur blog spot et n’hésitez pas à aller les écouter sur leur bandcamp, vous trouverez tous les liens utiles ci-dessous.

http://riskithc.blogspot.fr/

https://riskit.bandcamp.com/

03- (8) 03- (1)

Born From Pain

04- (2)Ce soir à Décines les tempêtes se succèdent et ne se ressemblent pas puisque c’est au tour des Hollandais de Born From Pain de grimper sur la scène encore brûlante. Pas de grosse surprise avec les cinq néerlandais. Nous nous attendions à du lourd et nous avons été servis. Depuis vingt qu’ils existent, on peut dire que c’est une affaire qui tourne et qui fonctionne toujours à plein régime. Attention quand même à l’ascension vertigineuse de la jeune garde qui reste en embuscade, avec notamment des groupes comme Risk It ou en encore All For Nothing pour rester au pays des tulipes. Je trouve personnellement que Born From Pain s’est un peu empâté et je les ai vus bien plus virulents que cela par le passé. Ce soir, les Risk It a placé la barre tellement haut que je trouve les Hollandais bien au-dessous de ce qu’ils auraient pu faire. Toutefois, ils ont gardé du punch et n’ont pas fait dans la rigolade. Leur son est vraiment solide et simple, ça attaque de tous les côtés tandis que dans le pit les hostilités ont reprises de plus belle. Le hardcore pratiqué par Born From Pain est un pur produit extrême qui vous nettoie les oreilles et vous défrise complètement si vous êtes un adepte de la permanente. Toutefois, par moment, on reste quelque peu surpris avec notamment un titre qui prend un peu tout le monde à contre pied, un morceau typé groove thrash que l’on n’a pas trop l’habitude d’entendre dans leur répertoire. J’ai même cru à un moment qu’ils faisaient une reprise des New-Yorkais de Prong. Ceci étant dit, on ne peut que les féliciter de leur qualité sonore aux accents très Metal. Ils ont su moderniser leur son avec les années jusqu’à posséder un vrai feeling Metal Hardcore tendance fonte plutôt qu’aluminium. Born From Pain rassure et confirme, et continue de montrer qu’ils en ont toujours sous la semelle et que même si demain est un autre jour, nous n’avons pas fini d’entendre parler d’eux.

04- (5) 04- (4) 04- (3)

Un très grand merci à nos amis de Riot Shows et à toute leur équipe qui m’ont invité à partager ce magnifique plateau à leur côté. Bravo également pour le choix des groupes qui ont composé leur plateau et pour leur organisation sans faille.

Swamp Fox