Dimanche 19 juin 2016
AMBIANCE-20160619-005
Vintage Trouble, Mainstage 1, 13h35

VINTAGE TROUBLE-20160619-002En raison d’un faible nombre de navettes, j’arrive tard sur le site. Juste à temps pour voir la fin du concert de Orphaned Land qui, de loin, semblait pas mal du tout. Maintenant, changement radical de style avec Vintage Trouble, MON coup de cœur de cette édition. Pour vous la faire courte, il s’agit là de l’un des meilleurs groupes de ce week-end. Imaginez un chanteur qui serait un mélange de James Brown, Brian Johnson et Little Richard. Rajoutez des musiciens hors pairs, tous habillés dans un style rétro, environ les années 40. Le groupe porte bien son nom. Musicalement, nous avons là un Rock old school légèrement pop (un peu à la Jerry Lee Lewis ou Elvis Presley) très entraînant et groovy. Le vocaliste Ty Taylor s’amuse sur scène et avec nous. Il faut le voir s’asseoir au bord de la scène ou plaisanter avec son guitariste, comme lorsque ce dernier se couche quasiment sur Ty tout en jouant. En plus des titres dynamiques comme Blues Hand Me Down, nous aurons aussi droit à un moment très touchant lorsque Taylor, touché par un sujet grave abordé par l’une de ses chansons, versera des larmes au beau milieu d’un couplet. Touchant. Nous quitterons le groupe sur une très bonne note et la sensation d’avoir repris des forces grâce à sa musique. Une très belle découverte vous dis-je !

VINTAGE TROUBLE-20160619-004 VINTAGE TROUBLE-20160619-005 VINTAGE TROUBLE-20160619-001

Power Trip, War Zone, 15h05

POWER TRIP-20160619-003Ayant déjà visité la War Zone durant les deux jours précédents (mais je laisse le soin à mes collègues de chroniquer les concerts), j’y retourne pour découvrir Power Trip et leur Thrash Metal mélangé à du Hardcore. Autant vous le dire tout de suite, je n’affectionne pas particulièrement ce style mais qui sait, ça peut plaire… Ah ben non, en fait. Les Texans sont de bons musiciens mais il n’y a rien qui fasse vraiment décoller ce concert. Le public est présent en masse mais on s’attend à voir des slammers, walls of death, tout ça… Non, pas un seul ? Même pas un petit ? Rah les gars, faites un effort, vous voyez bien qu’ils se donnent du mal sur scène. Les morceaux se ressemblent un peu tous et le chanteur, caché par sa casquette, paraît bien sage comparé à ses compères, bien qu’il faille lui reconnaître qu’il assure bien ses parties de chant. Il faut regarder du côté du bassiste et des gratteux pour voir de l’action. En effet, entre le bassiste qui balance sa Fender Precision blanche immaculée et les guitaristes qui headbanguent à tout va, on se demande si la vocaliste s’emmerde pas un peu. Peut-être n’est ce qu’une impression. Quoiqu’il en soit, Power Trip nous a livré un concert de bonne facture mais qui, avec l’impulsion du public, aurait pu devenir grandiose.

Tarja, Mainstage 2, 15h50

C’est en tant que connaisseur et admirateur que je me rends au concert de Tarja. L’ex chanteuse de Nightwish nous prévoit un nouvel album pour fin août et une sorte de pré-album vient de sortir il y a quelques jours. D’emblée, pour les habitués, il y a un gros vide sur scène. L’absence de Mike Terrana, son batteur depuis ses quasi débuts en solo qui s’en est allé vers d’autres défis. La place que prenait son instrument sur le devant de la scène et son charisme créent un petit vide maintenant qu’il n’est plus là. Au delà de ça, nous voyons de suite que la belle a le souci de bien faire. Elle débarque tout sourire avec beaucoup d’enthousiasme. Elle nous prévoit ce soir une setlist plus rock, spécial festivals. Exit les ballades. Le tube No Bitter End, sorti en teaser de son nouvel album, ouvrait le bal avec un son qui n’était cependant pas au top. Une deuxième voix de Tarja en contre-chant est samplée dans les trois premiers titres et cela crée une impression étrange. Heureusement, plus on avance et plus la setlist nous révèle des surprises. Nous découvrons Calling From The Wild, un inédit prometteur de son nouvel album. Nous sommes aussi passés par une reprise de Muse (Supremacy) et un medley de Nightwish période old school. Ce dernier fait vraiment plaisir aux fans. Le public est d’ailleurs assez nombreux, ce qui montre que le symphonique prend une place dans l’univers Metal, comme la pizza hawaïenne dans les restaurants italiens les plus réputés. Le public répond bien aux appels de la diva pour participer, en particulier sur Victim Of Ritual qui reprend en intro le Bolero de Ravel. Puis, il y a ceux qui l’entourent : l’excellent Alex Sholpp à la guitare, au style de jeu très US, et Max Lilja, peut-être le seul violoncelliste de ce Hellfest. La conclusion du fan, c’est que le moment fut beau. Oui, clairement, Tarja n’a pas fait ce jour-là la prestation de sa vie, avec notamment des vocaux trop forcés parfois. Cependant, la charge émotionnelle effaçait en partie ces imperfections. Une chanteuse souriante et motivée qui en plus a su adapter sa setlist pour plaire au maximum. À revoir lors de sa tournée prévue en novembre prochain.

Brodequin, The Altar, 15h50

BRODEQUIN-20160619-003Qu’est ce donc Brodequin ? Il est probable que peu de personnes les connaissent car, d’après les dires du chanteur-bassiste Jamie Bailey, il s’agit du premier concert du groupe sur les terres françaises. Comme première fois, il y a pire ! Pour vous décrire brièvement le groupe originaire de Knoxville, il joue Brutal Death Metal ultra rapide et rageur. Particularité de la formation : il n’y a pas de batteur, juste Jon Engman qui martèle de ses doigts furieux une machine qui reproduit les sons d’un kit de batterie. Ça prend moins de place dans le camion, me direz-vous. Outre ce choix étonnant mais néanmoins intéressant (il faut voir la dextérité du gus qui s’acharne à tapoter les boutons à une vitesse impressionnante), le set de Brodequin est toutefois un peu plat. Pourquoi ? Et bien les morceaux se ressemblent tous. Au-delà du matraquage de toms et cymbales numériques, de l’acharnement d’un médiator sur des cordes innocentes et d’un growl superbement contrôlé, on ne trouve rien de très original. Dommage. Cependant, Brodequin reçoit un accueil chaleureux d’un public conquis et c’est le plus important.

Blind Guardian, Mainstage 2, 17h40

Restons devant la même scène pendant le changement de plateau puisque les prochains protagonistes vont poursuivre cet envoie d’ondes positives. Blind Guardian, l’un des groupes phares du Power Metal épique, nous rend visite avant de prévoir lui aussi un nouvel album pour la rentrée des classes. On parle de l’univers de Tolkien et de l’heroic fantasy mais en restant sobre au niveau vestimentaire. Pas de costumes comme on les voit chez beaucoup de nouveaux groupes. La rigueur germanique confirme sa réputation avec un son impeccable. On pourrait regretter un côté assez statique, en particulier chez Hansi (chant) mais il y subsiste un côté old school dans cette musique. Il assure le vocaliste, avec un timbre plus grave que certains collègues du même type de Metal, mais il sait aussi monter haut dans les aigus. On reste facilement scotché devant le haut niveau technique d’André Oldbrich à la guitare lead. Un des maitres de l’instrument lors de ce Hellfest, des soli techniques sans être pompeux, superbement mélodiques. Les Teutons savent aussi cogner de la double pédale pour permettre quelques circles pits. Enfin, il y a The Bard Song. Si une seule ballade mérite sa présence en festival, c’est bien cette chanson émouvante que le public n’hésite pas à reprendre en chœur. Ce fut le même résultat pour leurs autres hits tel Valhalla et Mirror Mirror qui furent repris avec ferveur par l’assemblée. Voilà une valeur sûre pour qui veut emmagasiner une force de Jedi.

AMBIANCE-20160619-013

Décoration du bar VIP

Insomnium, The Altar, 17h40

Insomnium fait partie de la meute de groupes nous venant de Finlande et souvent aussi talentueux les uns que les autres. Insomnium ne fait pas exception à la règle et ses musiciens ont la ferme intention de venir nous délivrer son message pour conquérir le Hellfest édition 2016. Une arrivée sur scène tranquille, une intro toute aussi tranquille mais qui va crescendo pour lancer pleinement le show. C’est bien rôdé et ça fonctionne plutôt bien. The Primeval Dark et While We Sleep qui ouvrent le bal restituent parfaitement le Death mélodique que distille le groupe. Les musiciens sont à l’aise sur scène malgré quelques petits soucis de son en début de set. La qualité technique bien au-dessus de la moyenne gomme tout cela aisément tant la maîtrise est quasi-totale. Les cinquante minutes de show seront dans la même veine. Insomnium est aussi plaisant à vivre sur scène qu’à écouter ses albums studio chez soi. Il y a même un peu d’humour quand le groupe demande par le biais de son chanteur d’aider « les pauvres musiciens finnois en achetant leurs T-shirts », dit avec un sourire malicieux. La setlist proposée est particulièrement bien choisie. The Killjoy, The Promethean Song et surtout Mortal Share en ultime titre auront assis le groupe en tant que valeur sûre dans sa version live. On n’en doutait pas. Insomnium a fait de la ligne mélodique son crédo et sa restitution sur scène aura été de qualité, sa prestation couronnée de succès malgré un public globalement plutôt calme et attentif que remuant. Mais en tous cas, mission réussie pour les Finnois d’Insomnium. Le drapeau blanc à la croix bleue peut flotter bien haut à Clisson.

Kadavar, The Valley, 17h40

KADAVAR-20160619-006Je ne pouvais rater Kadavar. Depuis la première fois que je les vis, sur la scène du Clacson à Oullins (dans la banlieu de Lyon) jusqu’au dernier passage du trio au Ninkasi à Lyon, je ne me suis jamais lassé de les entendre et de les photographier. En cette fin d’après-midi, le groupe germano-français prend place devant une Valley archi bondée. Même si Blind Guardian et Insomnium jouent au même moment, le public a répondu présent. Le trio arrive et les cris se font entendre dans la fosse. Ça démarre alors sec, sans aucune sommation, d’un son tranchant et percutant. Ici, la pédale Fuzz est reine et Lupus Lindemann, équipé d’une splendide Gibson SG, est son porte-parole. Tiger, fidèle à lui-même, cogne sur son kit comme si sa vie en dépendait. Je me demande combien de cymbales et de peaux finissent aux champs d’honneur à cause de lui… Kadavar débute donc avec un titre emblématique de sa discographie, Doomsday Machine. C’est la folie dans le public. Les soli de Lupus sont tous excellents et ensorcelants, appuyés par la rythmique lourde de Tiger et les lignes de basse groovy de Simon. Les Germains nous offrent un concert incroyable, à ranger parmi les meilleurs du Hellfest 2016. Technique impeccable, chant envoutant et sensible, une ambiance prenante. Kadavar est l’un des meilleurs combo du Stoner Rock et le prouve en ce moment. Personne ne lâche le groupe des yeux. Nos oreilles en prennent pour leur grade mais on ne va pas s’en plaindre, pas avec une performance d’une telle qualité. Les titres s’enchainent, les moments d’extase avec. Jusqu’à la dernière note du dernier solo de guitare qui s’éteint progressivement. Les acclamations sont alors lâchées avec sincérité par un public touché, coulé, heureux. Deutshe Qualität !

KADAVAR-20160619-004 KADAVAR-20160619-007

Caliban, War Zone, 18h35

AMBIANCE-20160617-001Une bonne dose de Metalcore pour bien démarrer la journée. J’étais curieux de découvrir le nouvel album de Caliban, Gravity, en live. Plus calme que son prédécesseur, enfin juste un brin. Le show, quant à lui, a gardé la hargne de la tournée précédente. Comme tout bon concert de Metal, ca slam, ça pogote et ça fait des wall of death mais ça ne suffit pas à Andreas Dörner (chant) qui souhaite un gigantesque circle pit. Il demande donc aux gens de courir autour de la régie pendant le morceau We Are The Many. Avant de balancer leur dernier morceau, le leader du groupe engueule la sécurité en leur demandant de ne pas frapper les slammers, leur rappelant que le public les aime et prie Dieu qu’ils préservent leurs épaules. Andy invite son public à slamer et venir lui faire un check tout au long du morceau alors qu’il chante assis au bord de la scène. Un excellent show du groupe allemand sur la War Zone, plein d’humanité et d’énergie.

<br/>

Megadeth, Mainstage 1, 18h35

Megadeth, membre du Big Four, monument du Thrash Metal que l’on ne présente plus, mis à part peut-être l’arrivée récente dans le groupe du très talentueux Kiko Loureiro, en provenance de chez les Brésiliens d’Angra. Pour le reste, la bande à Dave Mustaine n’a plus de secrets pour personne. Dave Mustaine c’est chemise blanche ou chemise noire. Ce soir, c’est la deuxième option qui a été choisie. Le sulfureux Hangar 18 ouvre la feria avant d’enchainer sur un très bon The Threat Is Real. La vélocité de Kiko n’est plus à démontrer mais elle est une fois de plus à souligner. La bonne prestation d’ensemble de ce soir n’y est pas pour rien, un peu comme un nouveau souffle que dégagerait le groupe avec lui dans ses rangs. Bien sûr, on retiendra le toujours apprécié À Tout Le Monde, l’inusable Symphony Of Destruction rallie la foule à lui. On sent le groupe à l’aise ce soir. La voix de Dave est à la hauteur. On l’a connu parfois plus en délicatesse avec cette dernière mais, ce soir, aucun problème. Ce qui nous amène tout naturellement au final qui fait ce que Megadeth est Megadeth et qu’il restera Megadeth avec Holy Wars que le public attend avec impatience. Le jeu de lumières qui accompagne le titre est impressionnant. C’est aussi le moment habituel où Dave présente ses musiciens. Le groupe tire sa révérence et peut quitter le Hellfest avec le sentiment du travail bien fait. Sans surprise, Megadeth aura convaincu, comme souvent. Ce groupe à ses fans et ses détracteurs mais il aura été bon ce soir, et l’histoire d’un monument force toujours le respect.

Taake, The Temple, 18h35

TAAKE-20160619-001« Kouni, va faire faire un tour à la Temple cette année, tu vas voir, il y a des trucs cools ! », me disait mon chef et ami de Sons Of Metal. Donc, pour vous faire plaisir, amis lecteurs, et vous ramener de chouettes photos, je vais sous la Temple. Pour mon dernier passage dans le pit de la Temple, je choisis Taake, sans savoir à quoi m’attendre. Je suis un aventurier ! Un photographe de l’extrême ! En parlant d’extrême, j’ai été servi avec Taake. Parfois, je trouve du bon dans le Black Metal et avec ce groupe, je ne suis pas déçu. Les membres de Taake, tous grimés de blanc et de noir, entrent dans leur rôle dès le premier riff de guitare. Ils font les terreurs, les méchants, jouent le jeu et ça marche. Les spectateurs ont les yeux rivés sur Hoest (chant) et le guitariste, pied posé sur le retour, fixant la foule de ses yeux noirs. La musique de Taake, bien que sombre et suintant les ténèbres, respire le groove. Et ça, ça me plaît. Certes, je ne suis pas fin connaisseur de ce style qui me rebute en temps normal mais j’avoue que les Norvégiens m’ont laissé pantois. Une fine technique musicale, un jeu théâtral maîtrisé, la bouille du chanteur qui fout les jetons (pour de faux, hein)… Rien à redire, Taake exécute un show parfait et envoutant. Il est par ailleurs toujours plaisant de photographier un groupe de Black Metal et je vous laisse profiter des photos tandis que je vais faire un tour sur leur bandcamp. Ah oui, très bon concert et excellent retour des spectateurs dont certains étaient maquillés à l’image des musiciens.

Rival Sons, The Valley, 19h30

RIVAL SONS-20160619-003Après une courte pause à l’espace presse qui m’a permis de discuter avec une amie, non loin des mecs de Kadavar qui se détendaient, il est temps d’aller voir Rival Sons. Pourquoi cette intro ? Pour être honnête, c’est mon amie en question qui m’a incité à aller voir ce groupe, alors que votre serviteur était plutôt parti prendre des clichés d’Amon Amarth et de leur drakkar. Et pour ça, je la remercie. Rival Sons, c’est d’ailleurs un public fidèle qui a répondu présent. C’est aussi un groupe qui s’attaque avec sérieux à la Valley. Techniquement parfait, le set de Rival Sons dégage une certaine aura empreinte de sensibilité et de puissance. Jay Buchanan (chant) est à la fois touchant, troublant et impressionnant. Ce vocaliste est certainement en train de laisser son empreinte dans ce style tant il contrôle son organe, mais il ne faudrait pas omettre le guitariste Scott Holiday et son jeu de guitare bluffant. Avec ses nombreuses guitares et sa moustache à la Hercule Poirot, Scott se montre inébranlable dans ses soli impeccables. Les spectateurs sont maintenant au taquet, à l’instar de cette jeune femme qui s’est frayé un chemin jusqu’à la barrière pour chanter les paroles de toutes les chansons, une peluche Kiki dans le décolleté (tiens, salut Rockenfolie !). Le set se poursuit dans la même ambiance, Rival Sons réalisant un sans-faute tant au niveau de l’interprétation que sur le choix des morceaux. Un excellent concert !

RIVAL SONS-20160619-006 RIVAL SONS-20160619-007

Amon Amarth, Mainstage 2, 19h40

Amon Amarth dans un festival est une habitude chez les Suédois. Cette année nous apporte une nouvelle scène, leAMBIANCE-20160617-004 drakkar fait place à deux dragons qui montent la garde autour de la batterie. Et cette fin de journée sied à merveille au groupe dont l’arrivée sur scène se fait tranquillement les uns après les autres sous une intro planante. Après deux morceaux, Johan Hegg, chanteur de son état, se marre. Visiblement content d’être là, il contemple la foule qui le lui rend bien. « Bonsoir Hellfest ! » en français dans le texte, et d’enchaîner en anglais par un « vous êtes prêts à vous amuser ce soir ? ». Bien sûr, il n’en fallait pas plus pour le public qui n’attend que ça. First Kill, du nouvel album Jomsviking, vient faire monter un peu plus l’adrénaline parmi les festivaliers. La force d’Amon Amarth est de délivrer un Death Metal mélodique à souhait dont le rendu prend tout son sens sur scène. Le public répond présent aux injonctions de Johan, circles pits de masse, poings en l’air, hurlements. Deceiver Of The Gods vient remettre une sérieuse couche de démence dans la fosse. Puis vient le talentueux et belliqueux War Of The Gods. La ligne mélodique est reprise en chœur par la foule où, en son centre, la température doit être sacrément élevée. Guardian Of Asgaard et Twilight Of The Thunder God viennent clore un set d’une heure parfaitement exécuté. Amon Amarth a toujours été et sera toujours sans réelle surprise scéniquement parlant mais l’avantage avec ce groupe est qu’il n’y aura pas non plus de mauvaise surprise. Amon Amarth est une machine huilée à l’extrême et son concert du Hellfest de cette année peut rimer avec efficacité. Le drakkar peut voguer vers d’autres contrées, l’invasion a bien eu lieu ce soir.

Walls Of Jericho, War Zone, 22h35

Le public tarde à venir mais les présents sont déjà plus que motivés par ce Punk Hardcore à voix féminine. Loin d’être misogyne, Candace Kucsulain donne du coffre, autant voir plus que ses homologues masculins. Le groupe balance le feu sur scène comme jamais. Un show très vitaminé que j’aimerais revoir dans une salle plus confinée.

Heaven Shall Burn, War Zone, 00h45

Le paradis continuera de bruler sur la scène de la War Zone avec les Allemands de Heaven Shall Burn. Le sourire et la bonne humeur est un élément essentiel d’un groupe de Metalcore mais ça n’en fais pas des bisounours pour autant. Heaven Shall Burn fait partie des groupes comme Parkway Drive à refuser le chant clair dans ses morceaux. Autant dire qu’ils y vont fort dès le départ avec Hunters Will Be Hunted. Les guitares hurlent dans la nuit, batterie et basse tabassent, entrainées par le growl de Marcus Bischoff. La fosse se remplie et les plus dubitatifs se lâchent sur Counterweight, tout en se rapprochant de scène. Moment de calme pour Endzeit, les fans se réjouissent et s’échauffent sur l’intro au piano, sachant que ce n’est que le calme avant la tempête. Dès le long growl, la fosse se remet en mouvement. Un moment de blanc et une explosion de paillettes rouge accompagnent le Breackdown, recouvrant la War Zone. Le concert s’achèvera par Godiva, l’ambiance à son apogée nous fera quitter la fosse avec pour seul regret que ça n’est pas duré plus longtemps.

AMBIANCE-20160619-009

<< Page précédente

Accès direct : Vendredi 17 juin, Samedi 18 juin, Dimanche 19 juin

Pages: 1 2 3