Samedi 6 aoûtAMBIANCE-20160806-003

RAB-20160806-002Impression : il est dur d’attaquer la journée à 11h30 sous un soleil déjà chaud alors que nombre de métalleux sont encore avec Morphée (un sacré coquin celui-là) dans le royaume Quechua. Mais les gars de Nonsense n’ont pas eu peur de prendre la grande scène d’assaut. Du Metal prog au réveil, voilà ce qu’il fallait pour démarrer. Le chant d’Olivier alternant growls et chant clair est bien en place. La prestation fut bonne et technique et le public s’est montré quand même au rendez-vous malgré l’heure « matinale » pour une bonne entrée en la matière au final. RAB avait pour tâche de poursuivre le creusement de la brèche ouverte une heure plus tôt et les cinq compagnons sont venus délivrer leur rock/punk/metal typé Motörhead avec beaucoup d’énergie et d’humour, en témoigne Thibaud le chanteur demandant avec classe « s’il y a des pédés dans le public ? » ainsi que « tueurs de pédés » afin de faire un wall of love pour réconcilier ces deux catégories ! Humour noir et dérision. On en retiendra un set réussi pour eux. Internal Suffering aurait dû se produire mais a dû annuler pour cause d’accident de la circulation de l’un de ses membres la veille. Artillery ARTILLERY-20160806-009investit la scène après une pause un peu plus longue que prévue et les Danois ne sont pas venus pour profiter des bords de l’Ain. Vous aurez remarqué qu’avec un nom comme cela, il ne faut pas s’attendre à du Jazz non plus. Dès les premières notes, les circles pit fusent et tout cela tourne vite à la folie. Le légendaire groupe danois maintes fois dissous et reformé aura su assommer la foule présente pendant son set. Ce fut propre, carré et presque sans bavures. Merci et au revoir. Vous aurez noté, amis métalleux et amies métalleuses, que tout tourne autour du tout bon depuis hier et le premier groupe. Et bien cela va se poursuivre avec Unearth. Les cinq Américains originaires de Boston sont venus délivrer leur Deathcore à la face du public du Sylak tels des bulldozers s’attaquant à des cabanes en bois. Il en a résulté de la furie, dont les morceaux auront été tour à tour lourds, carrés et d’une précision chirurgicale. Avec un Trevor des grands jours côté chant, sa seule présence aura su fédérer l’attention de la foule. Une claque, une. Swallow The Sun est attendu par beaucoup, et selon un vieil adage pas vieux du tout et tout personnel : « c’est finlandais ça peut pas être mauvais » (un clin d’œil tout personnel à une certaine Céline). Et bien, en effet, leur Doom Metal n’est pas mauvais du tout. La prestation du ORANGE GOBLIN-20160806-008groupe fut assez compliquée car le son n’aura pas été l’allié des membres du groupe. Rooms And Shadows a énormément fait penser à notre Gojira national et, au final, beaucoup de gens n’ont pas aimé. D’autres auront adoré. Alors restons peut-être sur un sentiment mitigé mais assurément ce groupe n’est pas mauvais, alors à revoir dans de meilleures conditions. Merci quand même et à bientôt. C’est au tour des londoniens d’Orange Goblin d’investir la scène du Sylak. C’est sur l’intro de It’s A Long Way To The Top d’AC/DC que les quatre musiciens se présentent sur scène pour en découdre avec le public. Son Stoner fait mouche. Ben Ward, chanteur de son état, est déjà au taquet et redouble d’énergie, limite possédé. Il n’aura de cesse d’haranguer le public en communiquant avec lui en permanence, jouant avec les peluches qui ne cessent de pleuvoir sur la scène. Une prestation de grande facture et une vraie réussite. Mission accomplie. Le Hardcore revient sur scène avec les légendaires Sick Of It All. Trente ans de brutalité, trente ans de bons et loyaux SICK OF IT ALL-20160806-006services dans la non-compromission. Et bien nous pourrons dire que les New-Yorkais auront fait le job. Les frères Koller et tout particulièrement Lou, leur hurleur, n’aura eu de cesse de délivrer une énergie rare pendant l’intégralité du set. Oui, ces gars-là ont quelque chose de spécial, les circles pit auront pu en témoigner. Et vous savez quoi ? Ils seront là dans trente ans, c’est tout le mal qu’on leur souhaite ! La scène se refroidit un peu au fur et à mesure que la soirée avance en attendant le passage de Mass Hysteria. Ce groupe, comme chacun sait, prend tout son sens en version live. Rodés à la scène depuis bien longtemps, les Frenchies n’ont pas dérogé à leur règle habituelle et nous ont délivré leur set rempli d’envie et de partage. Peut-être un léger ton en dessous de leur furie habituelle mais, attention, il ne s’agit pas là de dire que le groupe a été mauvais, loin de là ! Le public aura adhéré comme toujours, preuve en est si l’on en juge par la taille de la fosse qui MASS HYSTERIA-20160806-002semblait remonter bien au fond en face de la scène. Oui, ce groupe restera toujours un groupe dédié à la scène. Il aurait la faculté de faire lever n’importe quelle foule tant son envie et son énergie sont communicatives. Un peu de repos, on sent le public en avoir besoin et il va en falloir un peu au vu des deux derniers groupes qui se profilent. Changement de cadre, changement d’ambiance et de type musical, Ensiferum se met en place. Les Finnois originaires d’Helsinki investissent la scène pour démarrer avec Axe Of Judgement qui met les choses en place. On sent le groupe en forme et attendu de pied ferme par la foule qui ne demande qu’à en profiter pleinement. Quelques petits « pocs » et soucis de son sont venus ENSIFERUM-20160806-003_1perturber le début du show mais ces désagréments on vite été oubliés par la suite car la prestation fut festive, comme il en est de coutume. Nous retiendrons de superbes ambiances de couleur et des titres comme From Afar et Warrior Without A War auront enchanté les fans jusqu’au très attendu de tous et hymne du groupe, In My Sword I Trust, dont le refrain fut repris par beaucoup. Au final, on retiendra une prestation plus que convaincante des Finlandais qui visiblement étaient contents d’être là aussi. La deuxième journée va bientôt toucher à sa fin et le monde du Sylak attend de voir une véritable légende se produire sur la scène de Saint-Maurice de Gourdans. Suicidal Tendencies, qui aurait parié voir un jour ce groupe au Sylak ? Sûrement pas votre serviteur du jour ! Mais les Californiens sont là et bien là. L’attente se fait grandissante, on sent quelque chose se tramer, que quelque chose de bon va se passer. S.T investit la scène puis apparait Monsieur Mike Muir, ça court dans tous les sens sur scène et c’est le Viet-Nam dans la fosse. You Can’t Bring Me Down ouvre le show avec une énergie débordante. L’adrénaline coule à flots puis on enchaîne sur Two Sided Politics. Impressionnant de rage tout ça. Mike Muir s’adresse à la foule, passé maître dans l’art du monologue, il fait référence à beaucoup de citations de son père, prône l’unité et la fraternité. Mike repère un jeune gars handicapé en fauteuil roulant qu’il demande à la sécurité de faire monter sur scène. Le jeune type check avec Mike et se retrouve entouré de trois des cinq musiciens qui jouent autour de lui. Moment unique et rempli SUICIDAL TENDENCIES-20160806-005d’émotion que seul un groupe unique peut procurer. Les titres défilent et la folie domine jusqu’à un nouveau monologue où il demande au public de ne pas se montrer timide et de le rejoindre sur scène pour entamer un Possessed To Skate de dingue. Message reçu, la foule se présente sur scène comme un seul gars, entourant les musiciens qui n’ont presque plus de place pour jouer. C’est magique. Le show se poursuit sans accroc avec War Inside My Head et I Saw Your Mommy  avant d’entendre et de voir le sublime How Will I Laugh Tomorrow précédé de nouveau par un monologue impressionnant. Le show tire à sa fin et une nouvelle fois, Mike Muir va faire remonter le public sur scène qui n’en demandait pas tant ! Pledge Your Allegiance vient clore la tuerie avec nombre de fans quittant la scène, heureux, conquis, y compris les musiciens. Il fallait voir la tête de Dave Lombardo, tout sourire, distribuant ses baguettes aux gars sur scène et qui semblait radieux. Merci S.T. Merci Monsieur Mike Muir, vous êtes un grand. La foule se dissipe, reprend ses esprits, se dirige vers le camping, où certains comme les Romains, continueront de mettre un joyeux bordel. Bonne nuit et à demain pour de nouvelles aventures.

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Accès direct : Vendredi 5 août, Samedi 6 août, Dimanche 7 août

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