Dimanche 7 aoûtAMBIANCE-20160807-008

TUSK-20160808-007Tusk doit démarrer cette troisième et dernière journée de ce Sylak édition 2016 qui s’avère déjà réussie. Il est 11h30, autant dire 4h00 du matin pour beaucoup et le groupe vient délivrer son Stoner parfait pour réveiller les masses endolories par la veille. Une prestation sérieuse malgré le peu de monde, ce n’était pas facile pour eux mais ils s’en seront bien sorti. Self Esteem prend la relève et l’on change radicalement de style musical puisque les cinq musiciens viennent balancer leur Hardcore qui fait mal à ton corps à l’heure de l’apéro.SELF ESTEEM-20160808-009 Difficile car le peu d’audience est encore endormie et presque passive. Pourtant, le chanteur se sera employé sans cesse pour provoquer le public présent. Le groupe aura néanmoins su distiller sa rage sans accroc. Bravo. Hangman’s Chair prend la suite en ce début d’après-midi. Son rock/stoner/doom/un café et l’addition vient couler tel le plomb sur les festivaliers qui commencent à se faire plus nombreux. Il fait chaud déjà, et la lourdeur de la musique ajoute à la lourdeur du soleil pesant. Les Parisiens auront mis un grand coup de masse dans les dents à ceux qui se trouvaient là. On monte crescendo dans l’intensité et Goatwhore vient envahir la scène. Les quatre musiciens viennent délivrer leur set en plein cagnard. Pas de temps mort, c’est lourd, c’est puissant, ça vient de la Nouvelle-Orléans et ça fait mal aux dents. Ça blast à tout va et le groupe GOATWHORE-20160808-007aura cherché à marteler nos pauvres têtes en réussissant parfaitement à le faire. C’était propre. Bravo et merci. Dying Fetus, tout est dans le titre. Dying Fetus c’est faire de l’électronique avec un marteau, c’est construire une maquette avec des gants de boxe. Bref, ça claque sérieux. Et le groupe aura largement fait son métier. Le Death Metal proposé par les p’tits gars originaire du Maryland n’aura laissé personne de marbre. Les rois du blast, voilà l’impression laissée. Les rois de la débauche musicale et rien d’autre. Les fans furent conquis, les moins fans abasourdis. Ils sont venus, ils ont vus, ils nous ont vaincus. C’est au tour maintenant de The Black Dahlia Murder d’investir la scène et la rage entamée depuis maintenant deux groupes va se poursuivre. Oui, les Américains de Detroit sont venus mettre la rage au ventre de la foule présente. Nombre de fans les attendaient et leTHE BLACK DAHLIA MURDER-20160807-003 groupe n’aura eu de cesse de tabasser ces derniers avec leurs titres plein de hargne. Grand seigneurs saigneurs, ils auront même fait un clin d’œil à nos Benighted à nous en demandant une ovation au public pour eux. Cool et sympa. Votre chaud show à été à la hauteur. Merci et à bientôt ! C’est au tour d’Immolation de balayer les cendres encore fumantes pour remettre le feu à la scène. Pour l’occasion, le groupe se voit contraint d’évoluer avec un de ses membres en moins parti la veille pour cause de souci familial, comme l’a annoncé le chanteur pendant le show. Et même si la prestation fut sérieuse, appliquée et convaincante, nous avons senti tout de même le manque d’un quart de la troupe. On retiendra l’essentiel, à savoir une bonne dose d’énergie dépensée. En d’autres circonstances, il y a FINNTROLL-20160807-006fort à parier que leur prestation eut été encore bien meilleure. Ah Finntrol… Les facétieux Finlandais pourront se targuer d’avoir déclenché un nombre records de slams : on pouvait voir : « tiens un Seb ! », « tiens une Anaïs ! », « tiens une Amélie ! », etc. Oui, le nombre de slams fut élevé ! À l’image de la prestation du groupe arrivé grimé de la plus belle des manières. Le public déjà bien chaud n’attendait que cela pour replacer la Finlande au centre du monde pendant la durée du set. Vreth (chant) aura assumé son rôle de leader de la plus belle des manières, sachant communiquer, en rajouter, se montrant tour à tour charmeur ou ravageur. Les Finnois auront mis le feu à la toundra du Sylak. Seul un vieil élan aura survécu sur la steppe. Les regards des fans étaient éclairés à la fin du show, ravis d’une telle prestation qui aura donné du fil à retordre au service d’ordre chargé de récupérer des tonnes de viande passant par-dessus les barrières. Finntrol fut parfait. Une anecdote ? Oui, voir le batteur venir saluer en dernier le public affublé de splendides pantoufles ! On EXODUS-20160807-001peut être un guerrier finlandais, certes, mais chercher quand même son confort ! Merci. Le groupe qui allait suivre est pour beaucoup une véritable légende. À l’instar de Death Angel présent l’année dernière, ce groupe est lié à l’histoire de Thrash Metal et même du Metal avec un grand « M ». Exodus force le respect pour tout ce qu’il a accompli dans sa carrière et continue de le faire avec le plus grand des sérieux et un professionnalisme rare. Le groupe aura délivré son set sans artifices, sans fioritures. La musique et c’est tout. Emmené par un Tom Hunting des grands soirs derrière les fûts, le métronome est associé à l’histoire de ce groupe depuis les tous débuts où un certain Kirk Hammett en a été aussi à l’origine du projet. La fosse a également pris feu avec des titres comme Blood In, Blood Out qui ouvrait le show. Steve Souza, chanteur de son état, a délivré le son de sa voix si particulière sans accroc, comme à son habitude. Puis se sont succédés Blacklist, EXODUS-20160807-015dévastateur à souhait, A Lesson In Violence et l’attendu par tous les fans, le terrible The Toxic Waltz dont les paroles décrivent parfaitement ce que sont circles pit et autres délices du même genre. D’ailleurs, le chanteur annonce avant le morceau : « prenez soin les uns des autres », car comme il est dit dans cette même chanson en forme d’avertissement : « si tu ne peux marcher ou tu pourras toujours ramper ». Le show se terminera par Strike Of The Beast de leur premier et légendaire album Bonded By Blood. La fête fût totale si l’on se réfère à ce petit gars de sept ans monté sur scène et dont Lee Altus lui mettra sa guitare autour du coup, laissant le gamin mettre des coups de médiator sur cette dernière, heureux comme tout, avec des sourires énormes. Ce petit bonhomme quand il reverra cette photo dans plusieurs années et qu’il y repensera pourra se dire : « Je suis monté sur scène avec Exodus ». Oui, il pourra se dire qu’il a côtoyé de véritables légendes. Merci Exodus, pour tout. Passer après un tel groupe n’est pas un challenge facile. La tâche en revenait à Tarja. Et Tarja, on aime… TARJA TURUNEN-20160807-005ou pas. Jugée géniale par les uns, insupportable par les autres, les avis sont tranchés. Après avoir recueilli quelques avis, il ressortait les sentiments suivants : horrible, pénible et indigeste. Mettons un peu de côté ce débat pour s’en tenir aux faits. Les membres du groupes arrivent sur scène les uns après les autres, tous accueillis par une belle ovation du public. Enfin, La belle Tarja apparaît dans une sublime robe blanche rappelant les robes de mariées. La foule s’excite aussitôt. Tarja Turunen a le sourire aux lèvres et ne manque pas de nous dire à quel point elle est ravie d’être là à partager ce moment avec nous. Pour le reste, le niveau technique affiché par le groupe est très bon et nous aurons droit à une envolée musicale de la part du bassiste, CONVERGE-20160807-001du gratteux et du violoncelliste. Mais, comme dit plus haut, les avis sont partagés sur cette prestation. Ainsi, nous voyons beaucoup de festivaliers se réfugier aux bars ou dans le Metal Market en attendant le groupe suivant. Converge termine donc cette sixième édition du Sylak. Rien que durant les balances, les Américains sont réclamés par les spectateurs qui imitent les musiciens pendant qu’ils testent leurs micros. Nous pouvons ainsi voir le guitariste s’amuser à faire des cris d’animaux pour amuser le public. Enfin, Converge démarre sur les chapeaux de roues. Direct, ça poutre et ça fait mal. Le groupe est très en forme et chaque membre se surpasse, en particulier le batteur avec son jeu très visuel et le chanteur qui ne tient pas en place une seule seconde. Très haut niveau de jeu, une patate d’enfer et un public chaud bouillant, il n’en fallait pas plus pour terminer en beauté ce festival. Bravo et merci !

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Ainsi se termine le Sylak Open Air 6. Les festivaliers partent et les campeurs vont terminer la soirée au royaume Quechua. Les organisateurs nous remercient et nous faisons de même en retour, pour le travail impressionnant qu’ils ont abattu. Merci à eux et à l’armée de bénévoles qui ont assuré un festival impeccable, accueillant et pro. À l’année prochaine !

Pat

Photographies : Kouni

Accès direct : Vendredi 5 août, Samedi 6 août, Dimanche 7 août

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