Genre : Folk/Pagan Metal - Sortie : 27 janvier 2017

Genre : Folk/Pagan Metal – Sortie : 27 janvier 2017

Attention, l’œil de Sauron vous guette ! Que se cache donc derrière cette pochette qui rappelle  cette référence de la littérature et de la cinématographie ? On vous observe et il n’a pas l’air commode. Infinityum fait ainsi pas mal référence à l’univers héroïque-fantastique, tout en mixant ces influences d’une certaine noirceur. C’est plutôt le Mordor que le Gondor. C’est ce qui se ressent aussi dans la musique, la bande revendique sans discuter une filiation de groupes de Folk Metal tendance Power tel Ensiferum ou Equilibrium. Bref, vous avez compris, si beaucoup de groupes de Death Metal terminent en ED et ceux de symphonique en A, ici dans le Folk/Pagan on aime les UM. Du coup, c’est une idée de jeu lors des soirées arrosées entre métalleux, trouver des nouveaux noms de groupes se terminant ainsi. Toutefois, revenons à nos loups. Ces braves gaillards viennent de Nantes et forment une meute avec Nicolas au chant, Damien et Alexandre aux guitares, Rémi à la basse et Jean à la batterie. Le combo existe depuis 2016 et c’est donc là leur tout premier album, promu par nos partenaires de M&O Music.

Au niveau du style, tout se fait sur un tapis sonore composé en studio à partir de claviers et samplés. Pas de véritables instruments traditionnels ici, on va à l’essentiel et on évite au passage les problèmes de sonorisation des flûtes pendant les concerts. C’est comme ça que tout débute, un titre en forme de générique de cinéma. L’enchainement est excellent avec Once Upon A Legend, première taillade de bucheron qui s’avance vers vous. La mélodie de ces deux titres en forme de continuité, c’est une batterie puissante que nous découvrons, d’abord par des cymbales retentissantes puis par un roulement de toms bien entrainant. C’est ensuite Nicolas qui donne de la voix, enfin, on se demande si c’est une voix tant le chant guttural est bien maîtrisé et prend aux tripes d’entrée. Le râle d’un Uruk-hai. Quelques passages qui n’hésitent pas à aller vers des influences Black, notamment par une grosse caisse en double pédale et des riffs bien graves, le tout avec les hurlements du vocaliste. Nous entendons deux voix, mais je n’ai pas l’impression que se sont les autres qui se lancent dans les backings, plutôt deux lignes du même chanteur mixées en studio. C’est ce qui parait du moins sur les vidéos du groupe disponibles. Ce premier morceau tabasse bien d’entrée en tout cas et les claviers n’hésitent pas à prendre la mélodie aussi de temps à autre, les guitares se mettant en retrait. Méfiez vous de l’air festif de Ready For The Battle. Avec un titre pareil, ce ne sont que quelques réjouissances pré-boucherie. C’est l’un des meilleurs titres de cet album pour moi. Très bien construit, beaux enchainements de mélodies différentes, passages agressifs et d’autres plus retenus.

Le titre suivant paraît assez proche du deuxième de l’album au départ mais s’en éloigne ensuite. Ce n’est toutefois pas celui qui retient le plus l’attention. En revanche, Corrupt Kingdom mêle des ambiances inquiétantes, un peu « entrée dans Gotham City » avec un air nonchalant. C’est du style « tout est dévasté mais je sifflote ». Les growls sont lourds et proches à nouveau du Black tendance symphonique. Le sixième titre est un petit interlude entièrement aux claviers, pour calmer les oreilles. C’est bienvenu, un air de clavecin tout en légèreté. C’est Frankenstein et ses amis qui dansent au château. Malheureusement, il manque à la tranche suivante un petit quelque chose pour être plus convaincante. Pour revenir dans l’ambiance, une petite surprise aurait mieux éveillé la soif. Ne boudons pas toutefois car Holy Warrior qui suit demeure bien plus convaincant. Plus Power Metal dans les influences que d’autres titres, on sent bien l’inspiration Ensiferum pour le coup, bien sauvage et lumineux en même temps. Reborn In The Fire mêlera la puissance d’un Sabaton à la rage d’un Amon Amarth, un petit passage à la guitare solo ose même un clin d’œil lointain à Thunderstruck. Le dernier titre ne reste pas en mémoire mais comme on a été bien satisfait avant, on ne fait pas trop attention, ça passe dans la masse.

Pour conclure, Infinityum font forte impression pour un premier album après à peine un an d’existence. Un premier essai convaincant et par ailleurs fort bien produit. Nous pourrions regretter une guitare basse un peu noyée mais c’est une habitude du style. Voila une formation qui sait mêler puissance et noirceur. Mention particulière à son chanteur qui dispose d’un sacré organe vocal. Espérons que ce jeune groupe saura convaincre les formations qui leurs servent de modèles d’assurer quelques-unes de leurs premières parties et aussi de percer hors de France, notamment dans les contrées germaniques où ce style provoque plus d’engouement.

Khaos

Tracklist :

  1. The Beginning Of A New Story
  2. Once Upon A Legend
  3. Ready For The Battle
  4. Live To Fight
  5. Corrupt Kingdom
  6. The Mysterious Woods
  7. Brothers Of Drink
  8. Holy Warrior
  9. Reborn In The Fire
  10. Darkest Era

Liens :

Page Facebook : https://www.facebook.com/InfinityumOfficial/

Clip de Once Upon A Legend : https://www.youtube.com/watch?time_continue=172&v=ZrJJazsOWJo

Vidéo Reborn The Fire : https://www.youtube.com/watch?time_continue=141&v=L5nyQBUbHSU

Pour vous procurer l’album : M&O Music : http://www.m-o-music.com/site-metal/groupes/groupes-fiche-album/?groupe=164