Poste 942 – Long Play : battue en vue, planques ton c…

Posté le : 05 septembre 2017 par dans la catégorie Chroniques
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Genre : Stoner Rock burné - Sortie : juillet 2017

Genre : Stoner Rock burné – Sortie : juillet 2017

Poste 942 nous vient de Tourves, un charmant petit bled du Var. Formé en novembre 2010 par Sébastien (Seb) à la guitare, le groupe a déjà sorti un premier EP de cinq titres en 2014, et un deuxième en 2016. Le groupe nous avait promis un album à suivre, et chez Poste 942 quand on promet, on fait. Le groupe évolue sous la forme d’un quintet couillu composé de Seb à la guitare, de Bruno à la guitare solo, de Nico à la batterie (pour l’enregistrement de l’album) car le nouveau cogneur se nomme Alexis, et enfin, Ludo est à la basse et Seb au chant. Asseyez-vous, prenez une ou deux petites mousses, c’est parti. Une dernière chose : Seb le gratteux ne jure que par une amplification Orange, qu’on se le dise !

Chez Sons of Metal, on suit Poste 942 depuis le premier EP qui nous avait déjà fortement marqué. Alors quoi de plus normal et de plus réjouissant que d’avoir maintenant le premier album du combo sudiste ?! Oui chers amis métalleux et rockers de tous bords, cet album est fait pour vous. Ces cinq gars-là jouent le vrai, le pur. Avoir une mentalité sudiste, être redneck, et ce n’est là nullement péjoratif, à notre époque tient déjà de l’exploit dans ce monde aseptisé et corrompu de toutes parts. Ici, on chasse, on sort le « douze » rapidos, on boit des binouzes entre potes, on fait de la bonne musique et on se fait plaisir. Bref : on vit ! Oui, Poste 942 vit pleinement ! Et ce même s’il doit donner la mort de temps à autres à quelques sangliers et autres lièvres trop curieux qui tenteraient de s’aventurer près du local de répétition en toute insouciance. Oui Poste 942 est vivant, prend ça dans les dents. Batavia ouvre le bal par une petite causerie et on enchaîne par Color Of Red, premier titre et premier coup de pied d’échauffement. Riff accrocheur, voix en place, un bon premier morceau qui sonne comme une très bonne entrée en matière. Vous sentez comme la température monte là ? L’accélération finale n’y est pas pour rien. Un constat, une constante, une remarque : les riffs de cet album ont la faculté de destruction d’une tronçonneuse canadienne de haute qualité. C’est efficace comme un vieux AC/DC, respect. Whiskey s’inscrit parfaitement dans cette lignée et s’affiche comme un des titres majeurs de cet album. Mais que ce morceau fait du bien ! Les frères Young auraient pu l’écrire eux-mêmes, c’est parfait. Juste parfait. Punky Booster change de registre et nous fait plonger comme son nom l’indique dans un univers beaucoup plus punkisant mais avec toujours cette même dose d’énergie qu’il faut à un sanglier pour traverser un tas de ronces de trois mètres d’épaisseur. 49.3 résonne comme un pur titre rock’n’roll, un titre arrosé au Jack Daniel’s que n’aurait pas renié un certain Lemmy, car dans l’esprit on y est là ! Y compris dans les paroles toutes empruntes de poésie, c’est réussi, bravo.

Tiens et si on parlait du son ? Et bien il n’est pas mauvais du tout ce son ! Parce qu’il est propre, certes, mais il est brut, cogne et touche au but. Peut-être un léger manque de pêche, mais au risque d’en prendre une, on va dire que c’est pour dire que rien ne peut-être parfait dans tous les domaines ! Mixage excellent, tout se distingue facilement, écoutes et sois content. Grace continue le travail de sape avec cette même recette de riff découpeur et coupeur de têtes. Quant au chant, il sied à merveille à la musique, rien à y redire, ça pousse fort. Mention spéciale toute personnelle pour Pigs In Paradise, sorte de balade/complainte pas si éloignée de cela d’un Nirvana, et le rendu est impressionnant de sensations menant au frisson. L’album dans son immense majorité s’inscrit dans cette même lignée de rock énergique, pur et sans fioritures mais avec des accents plus qu’accrocheurs comme sur Lonely Day et son refrain ravageur.

Le groupe sait aussi faire preuve de plus de finesse avec Psycho Love Part.1 et Part 2, titres balades ô combien envoûtantes où là encore le chant de Seb (le chanteur pas le gratteux hein !) fait merveille. Vous verrez, cela vous rappellera un certain groupe dès la première écoute. C’est beau, c’est planant, la mièvrerie en moins. Chez Poste 942 on sait faire des balades à la Guns ‘n’ Roses oui, mais juste avec les flingues et sans ces putains de roses d’Axl. Breathe sonne différemment de l’album mais sans en renier son essence. D’ailleurs sur scène, ce morceau devrait foutre le public aux abris. Le chantier vient clore cet album comme Batavia l’avait commencé. Un dernier mot : merci.

Poste 942 mérite toute votre attention. Parce qu’il est authentique, sincère et ne triche pas. Quand on a la simple mais honorable volonté de faire de la musique pour la musique, alors il faut dire banco et bravo. Un fief sudiste ne peut être passé sous silence non plus ! Alors il est temps de vous pencher sur ce groupe et d’aller courir vous procurer cet album. Et si vous croisez dans le coin un sanglier avec le t-shirt du groupe, tout cela est parfaitement normal puisque tout le monde aime Poste 942. Puisqu’on vous le dit ! Allez va vite acheter.

Pat

Tracklist :

  1. Batavia
  2. Color Of Red
  3. Devil’s Complaint
  4. Whiskey
  5. Punky Booster
  6. 49.3
  7. Grace
  8. Pigs In Paradise
  9. Lonely Day
  10. Psycho Love Part. I
  11. Psycho Love Part. II
  12. Breathe
  13. Le chantier

Liens :

Page Facebook : www.facebook.com/Poste942

Bandcamp : https://poste942.bandcamp.com/

Clip de Whiskey : https://www.youtube.com/watch?v=P2H13dDJQp4