Worselder – Paradigms Lost : ouverture sur le futur

Posté le : 21 septembre 2017 par dans la catégorie Chroniques
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Genre : Heavy/Death/Thrash Metal - Sortie : mai 2017

Genre : Heavy/Death/Thrash Metal – Sortie : mai 2017

Worselder nous vient de Pamiers dans l’Ariège et a vu le jour en 2008. Ils n’en sont pas à leurs débuts puisque déjà auteurs d’un premier album sorti en 2011 dénommé Where We Come From, puis d’un EP sorti en 2014 répondant au nom de MMXIV. 2017 voit donc arriver ce deuxième album intitulé Paradigms Lost qui sort chez Sliptrick Records. Le groupe se compose de James et Yoric aux guitares, de Mitch à la batterie, de Yannick à la basse et enfin de Guillaume au chant. Plongeons-nous dès à présent dans ce nouvel album sans plus attendre. Vous êtes prêts ? c’est parti.

Quand on est originaire de Pamiers, quelques solutions s’offrent à vous : gagner les Pyrénées toutes proches, filer du côté d’Etsaut et vivre comme un ours, première solution. La deuxième consiste à se muer en Indiana Jones local et éplucher l’histoire Cathare locale jusqu’à plus soif. Troisième solution : enfiler un short et intégrer l’équipe de rugby locale, se mettre deux ou trois marrons le dimanche et fêter ça dignement en troisième mi-temps. Dernière solution pour laquelle ont opté les p’tits gars de Worselder : faire du Metal et le faire bien. Tout en ne reniant pas nécessairement les trois premières solutions proposées en amont non plus. Donc ils font du Metal et ils le font bien. Ami métalleux et amie métalleuse, lis bien ce qui va suivre car cela te concerne. Avoir plusieurs cordes à son arc, voilà quelque chose qui peut vous mener loin dans notre monde actuel. Cela tombe bien car Worselder possède plusieurs arcs à plusieurs cordes. En effet, sa musique pourra fédérer (comme le dit Roger, pardon) nombre d’aficionados car son Metal se veut éclectique et l’est définitivement. Ce groupe peut vous faire traverser bon nombre de styles et d’époques. On y sent du Thrash, du Death, du Heavy, du groovy et c’est pas fini. Infighting, premier titre de cet album, se veut le parfait teaser de ce qu’est l’album, tant au niveau du chant, des voix, de la musique tantôt très lourde tantôt très aérienne mais en aucun cas pénible. Un bel étalage de savoir-faire. Paradigms Lost qui suit se montre encore plus convaincant car les chorus et la ligne principale se montrent mélodiques et surpuissants ou comment jouer la bonne note au bon moment sans faire grincer les dents Des guitares aux envolées dignes de celles d’un Adrian Smith, des riffs qui fleurent bon le Thrash, voilà la recette qui gagne à coup sûr.

Le groupe se fait maître aussi dans les changements de tempo. C’est une constante sur cet album où, parlons-en de suite, la production sonore est assez énorme et de très belle facture. Le mixage est très correct et l’ensemble affiche une belle santé. Bravo car ce n’est jamais gagné d’avance. Oui, cet album s’adresse à tous les métalleux, peu importe le style, jamais rasoir, jamais rasant, toujours habile et tranchant. Idols est un des titres les plus aboutis de cet opus. Taillé pour la scène, le morceau fera autant de ravages qu’une avancée de trois gars de première ligne sur une patineuse de cinquante kilos. Le chant est assez impressionnant également avec de belles montées dans les aigus. La maîtrise technique étant là aussi, c’est impeccable. The Sickeninglui emboîte le pas avec tout autant de réussite, un riff qui vous restera dans la tête un bon bout de temps. Titre envoutant aux accents orientaux qui s’avère être également un des titres majeurs de cet album et une réussite indéniable quant au solo de guitare proposé. Là encore, le changement de tempo règne en maître avec de nouveau la même réussite que précédemment, évidemment. Retenez chers amis métalleux qu’il n’y a que peu de déchets sur cette galette.

My Consuming Grief vous marquera bien l’esprit et les oreilles, soyez-en sûrs, car son break passé la mi-morceau se montre d’une rare justesse, moment de finesse avant de reprendre le marteau pour cogner cette enclume qui ne demande que ça. Et puis il y LE titre, le morceau qui marque, qui se démarque comme une grosse claque : Home Of The Grave est une pure réussite musicale. Le riff est lourd et on navigue dans la noirceur, touché en plein cœur. Un morceau par moment qui sonne très Black Metal et en fait une arme létale. The Haven et le dernier titre Land Of Plenty viennent clore l’album comme il faut en venant s’inscrire pleinement dans la continuité des titres précédents. On peut donc dire que du bon, du beau travail a été fait et que le tout mérite l’attention de tous et toutes, et plus encore.

Worselder ont fait ce qu’il faut avec cet album pour viser haut et peut-être même au-delà. Ils ont en eux la capacité à se renouveler et assez d’atouts dans leur manche pour se sortir de la masse, c’est bien là tout le mal qu’on peut leur souhaiter. On attend le prochain avec impatience. En attendant, va acheter celui-là et dépêches-toi.

Pat

Tracklist :

  1. Infighting
  2. Paradigms lost
  3. Seeds Of Rebellion
  4. Idols
  5. The Sickening
  6. Severed
  7. My Consuming Grief
  8. Home Of The Grave
  9. The Haven
  10. Land Of Plenty

Liens :

Page Facebook : www.facebook.com/worselder

Bandcamp : https://worselder.bandcamp.com/

Clip de Paradigms Lost : https://www.youtube.com/watch?v=FNFBTWkfkHY