Oyster’s Reluctance – InSignificant : subtil

Posté le : 02 octobre 2017 par dans la catégorie Chroniques
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Genre : Rock/Metal - Sortie : 31 mars 2017

Genre : Rock/Metal – Sortie : 31 mars 2017

Oyster’s Reluctance nous vient de Bourogne, de Mâcon plus précisément et a vu le jour en 2013. Le trio déjà auteur d’un premier EP sorti en 2014 et intitulé Sick Sad World, nous revient sous la même forme, rappelons-la, constituée d’une basse/batterie/chanteur, pour un second EP répondant au nom de InSignificant. Nous avions déjà chroniqué le premier opus alors voyons dès à présent de quoi il en retourne. Asseyez-vous, c’est parti.

Ce trio a quelque chose de particulier, c’est indéniable. Le potentiel qu’à le groupe à générer un large spectre d’émotions est très élevé. Ce nouvel EP ne fait pas exception à la règle. Rarement chant n’aura été aussi juste, aussi précis. Pour preuve le premier morceau Degraded en est un parfait exemple. Nombre de sensations passent à l’écoute de ce morceau. Alors bien sûr autant le dire (ou le redire) aux puristes du Metal, point question ici d’un Slayer ou assimilé. Le chaos ici est généré de manière différente. Ces trois gars peuvent de nouveau se targuer d’avoir du sang de Nick Cave qui coule en eux. C’est-à-dire la maitrise totale d’une formule chimique vous faisant passer du calme sidéral aux plus fortes explosions incontrôlées que l’humanité n’a pas encore connu. Une telle puissance n’est pas terrestre, elle vient de bien au-delà. Et croyez-le ou non, ce sont ces trois Terriens qui en possèdent la recette. Oui ce premier titre génère le chaos, le futur aussi car ce titre pourrait-être la bande son d’un futur Blade Runner ou autre superproduction cinématographique du même genre. Et ce chant, cette voix qui délivre en vous un flot d’adrénaline comme peu d’autres voix savent le faire.

Les titres de cet EP s’inscrivent dans cette mouvance, avec des nuances certes mais la musique d’Oyster’s reluctance n’est que nuances, surprises et non-conformité. Il est d’autant plus facile et en même temps ardu que de juger un tel disque n’étant pas spécialiste du genre, mais cette musique répond-elle à un genre d’ailleurs ? Pas sûr du tout. Mais elle est en capacité d’interpeller, de s’interroger et force est de reconnaître que son originalité la rend indispensable. Au diable les étiquettes, les classements, les genres. Ici c’est le frisson qui parle et gère ces questions. Bulging Eyes est parfait. Le chant de nouveau sidérant. Disillusion résonne comme une longue chevauchée sur l’introspection, un chemin interne vers le soi profond. La musique est montée d’un cran dans la violence, dans son rendu, les passages parlés créent la peur et la déferlante musicale qui suit en est le fruit rempli dégoulinant de crainte. Magique. InSignificant permet à peine de reprendre ses esprits tant ce titre vous aspire de l’énergie : oppressant, entêtant, lourd comme un goudron fondant au soleil et saturé de gras à l’infini. La démonstration se clôt par Greed, sorte d’ode au déraisonnable auditivement parlant tant une nouvelle fois tout sonne juste. Fin. J’allais oublier : la production, le mixage, le rendu confinent au presque parfait. Il eut été difficile de faire mieux, voire impossible de faire mieux.

Oyster’s reluctance vient de nouveau de réussir son coup mais il a réussi à dépasser son premier EP dans beaucoup de domaines, la maîtrise est totale. Amis métalleux de tous bords, ne vous privez pas d’une telle écoute, rares sont les ambiances aussi pleines et planantes. Aux trois musiciens, il ne reste qu’à souhaiter le chemin de la réussite, l’originalité de votre musique est votre force et elle est colossale.

Pat

Tracklist :

  1. Degraded
  2. Bulging Eyes
  3. Disillusion
  4. InSignificant
  5. Greed

Liens :

Page Facebook : www.facebook.com/OystersReluctance

Bandcamp : https://oystersreluctance.bandcamp.com/album/insignificant-ep-5-tracks-2017

YouTube, clip vidéo d’InSignificant : https://www.youtube.com/watch?v=fn-oVA38pQ0