ACOD – The Divine Triumph : au temple de la victoire

Posté le : 17 septembre 2018 par dans la catégorie Chroniques
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Genre : Death Metal – Sortie : 24 août 2018

Genre : Death Metal – Sortie : 24 août 2018

ACOD nous vient toujours et encore de Marseille, cela ne changera pas et le groupe a vu le jour en 2006. Déjà forts de trois albums sortis en 2009, 2011 et 2015 dénommés respectivement Point Zero, First Earth Poison et II The Maelstrom, la collection s’est aussi enrichie de deux excellents EP sortis en juin 2014 pour le premier, répondant au nom de Another Path, et pour le second, Inner Light, sorti en septembre 2016. Nous voilà donc maintenant confrontés au nouvel album : The Divine Triumph. Fred, Jérôme et Raph sont toujours là et bien là. Un conseil et un seul, il vaudrait mieux vous accrocher à tout ce que vous pouvez. Sachez enfin que cet album sort chez Sony Music. Vous savez tout maintenant. Bienvenue dans le royaume ACOD.

Quand votre serviteur du jour a écouté pour la première fois ACOD par le biais de l’EP Another Path, il lui a semblé évident de chroniquer ce petit bijou dans nos pages de chez nous, Sons Of Metal. Quatre années se sont écoulées depuis. Le groupe, par le biais de ses créations discographiques a montré une progression constante et une maîtrise dépassant de beaucoup certains groupes largement plus établis que lui. Une chronique est la résultante de plusieurs écoutes dont la première se montre bien souvent décisive quant à l’orientation de la rédaction. Cette écoute s’est matérialisée sous la forme d’un diamant, l’impression de posséder une pierre, un objet confinant à la rareté, presqu’à l’exception. Le sentiment de palier franchi est presque dérisoire à décrire tant ce palier ressemble à la dimension d’une montagne. L’ensemble de cet album, et je pèse mes mots, est habité par une grâce engendrant une force capable de terrasser la mort de face. Les compositions semblent venir d’un endroit encore inconnu où seuls les dieux en auraient l’accès. ACOD en a trouvé la clé, ou comment faire de sa musique une musique jouée par beaucoup mais sans cette étincelle qui redonne une jeunesse quasi éternelle à ce genre musical.

Oui, cet opus est un péplum, une ode, une quête, une conquête avec à sa tête des musiciens à l’unisson vous donnant le frisson. Orchestrations, riffs, une section basse/batterie taillée dans un métal à la densité rare qui, assemblés, forment les atomes d’une molécule possédant la puissance d’un Nasgûl. Road To Nowhere, Tristis Unda, incroyable de rage brute, l’ahurissant The Divine Triumph, le très lourd Fleshcell, Beyond Depths et son break aux trois minutes, ou encore le terrible Broken Eyes qui pourrait servir à lui seul de résumé à cet album tant ce titre possède en lui tout ce que ces musiciens savent faire, machine de guerre, ouvre ton imaginaire et laisses-toi faire, ACOD est en guerre sur terre. Un mot sur le chant de Fred, celui-ci est une bannière où le simple fait de la contempler génère peur et désespoir du côté ennemi. Parler ici de son, de mixage, de soli, de références quelconques serait une insulte à tant de lyrisme et de poésie. Mais puisqu’il faut aussi le dire, disons-le : tout touche au parfait, voilà c’est fait. Cet album s’écoute de la même manière que l’on vit chaque seconde de nos vies, tous nos sens éveillés. Laissez-vous pénétrer par cette histoire, soyez au cœur et soyez acteurs de cette dernière et ressentez-en la force, le pouvoir, la fortune ou l’infortune et la gloire. À l’issue de cette histoire/odyssée/concept, l’impression de destruction est totale. Le silence vient recouvrir votre inconscient de son linceul blanc, plus rien n’est vivant, ton cœur et ton corps vidés de leur sang, ta dépouille à terre. Il y a peu, tu étais vivant sur cette terre mais grâce à ACOD, tu es mort maintenant.

ACOD est un vaisseau, sa musique en est l’univers qui vous permettra de voyager en son sein. Ici le niveau atteint est d’un niveau que seuls certains immensément grands peuvent côtoyer. Le groupe a fait ici se marier la beauté et la violence, la créativité et la démence. Ce disque est essentiel dans votre collection, peu importe le genre que vous appréciez amis métalleux, il est impossible de montrer des réticences face à tel résultat où même le dernier des acataleptiques fera de cet œuvre un classique.

Pat

Tracklist :

  1. L’ascension des Abysses

  2. Omnes Tenebrae

  3. Road To Nowhere

  4. Broken Eyes

  5. Between Worlds

  6. Tristis Unda

  7. Sanity Falls

  8. The Divine Triumph

  9. Fleshcell

  10. Beyond Depths

  11. Sleeping Shores

Liens :

Page Facebook : https://www.facebook.com/acodband/

Site officiel : https://www.band.fm/acod-1/666

Clip de Broken Eyes : https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=gQu8LQYYKmY

Clip de Road To Nowhere : https://www.youtube.com/watch?v=f0x11bh21Z0