Interview : ACOD

Posté le : 20 septembre 2018 par dans la catégorie Interviews
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C’est un nouveau ACOD que tu as entre les mains

Sons Of Metal : Dans un premier temps, pourriez-vous vous présenter, si jamais nos lecteurs ne vous connaitraient pas ?

ACOD : Nous sommes ACOD, un groupe de Marseille fondé en 2006. Au niveau du style, aujourd’hui, on a bien plus tranché. On sort notre quatrième album, plus deux EP. Il s’appelle The Divine Triumph. On est sur le label Sony/Epic Music. Il est sorti le 24 aout et on est super contents des premiers retours que nous avons eus jusque là.

SOM : Nous avions chroniqué dans nos pages vos deux derniers EP et l’album II The Maelstrom. Quels sont les principales nouveautés de The Divine Triumph ?

ACOD : Alors les principales nouveautés, c’est que c’est un nouveau ACOD qu’on présente. C’est un peu la suite de l’EP Inner Light. Nous sommes allés un peu plus loin dans le son en signant avec Sony. Et donc ils nous ont demandé de faire un album de Metal extrême et d’aller un peu plus loin, de creuser plus l’idée de cet EP. Cela a créé un peu une scission au sein du groupe parce que nous n’étions pas tous d’accord sur les choix musicaux. Donc aujourd’hui, nous ne sommes plus que trois. On est très bien comme ça en fait, ça a été très bénéfique pour le groupe. Maintenant, on a un vrai univers, nous sommes d’accord là-dessus et ça nous a permis de sortir ce concept album dans des bases très saines et d’aller plus loin que ce qu’on a fait jusqu’à lors.

SOM : Effectivement, à l’écoute on remarque des orchestrations et c’est un peu nouveau. Comment avez-vous procédé ?

ACOD : Alors c’est Richard Fixhead, ex Tantrum qui nous a fait toutes les orchestrations. Nous avions déjà des compositions abouties mais juste quelques idées vagues de nappes de synthé. C’est lui qui est venu parfaire le tout et apporter cette grosse touche symphonique et orchestrale.

Le fait de s’être retrouvés plus qu’à trois nous a permis de construire beaucoup plus notre identité sonore

SOM : D’après nos écoutes, la progression du son entre les albums précédents et celui-ci est assez impressionnante. Un son plus puissant et plus pur qu’avant. À quoi c’est dû ?

ACOD : Et bien, le fait de s’être retrouvés plus qu’à trois mais d’accord d’aller dans le même sens. Ça nous a permis aussi de construire beaucoup plus notre identité sonore. On voulait quelque chose de forcément d’assez gros mais pas surfait et organique. Et ça a été le challenge avec Linus Corneliusson du Fascination Street Studio (qui a travaillé entre autres avec Amon Amarth, Kreator, Moonspell) parce qu’il a l’habitude de faire ces préquels. Il voit du Death Metal, hop. Il m’a renvoyé ça au bout de deux/trois jours. J’ai dit : non, c’est pas bon. Grosses guitares en avant, pas de basse… Non, il nous fallait vraiment notre identité. Donc on a bossé ensemble, ça a mis pas mal de temps jusqu’à ce qu’on arrive à l’aboutissement de la chose. L’objectif était de faire une basse bien en avant, quelque chose d’organique, pas de mur de guitares et des choses comme ça.

SOM : Et donc là les trois du groupe vous êtes le chanteur, le batteur et le bassiste si j’ai bien compris ?

ACOD : Exact et notre bassiste fait la guitare aussi au niveau des compositions.

SOM : Quel est le concept, que souhaitez-vous faire passer à travers les textes de ce nouvel album, quel est l’univers des textes ?

ACOD : Ce qui est bien justement, c’est que là on a réussi à faire quelque chose où tout est lié en fait. Donc Fred, le parolier, a vraiment écrit une histoire et ensuite il en a fait des paroles qu’on a pu chapitrer. On a pu aller plus loin, comme ce qui se faisait dans les années 90, vraiment les concepts albums où tu avais une histoire, tu suivais un personnage héroïque etc. On a voulu reprendre cette trame. Les textes, c’est un peu l’enfer de Dante pour te schématiser la chose. C’est une descente aux abysses d’un homme qui aurait tout perdu mais qui rencontre des chimères. C’est très imagé, tu peux le confronter à tes tracas quotidiens si tu veux. La vie actuelle, les coups de blues…

SOM : Quels sont vos rêves raisonnables et déraisonnables en lien avec ce nouvel album ? Quelle est la prochaine étape pour vous ?

ACOD : Nos projets, maintenant que l’album est sorti, c’est de faire des lives. On attend des dates avec impatience. Je peux te dire en exclu aujourd’hui, notre booker nous a autorisés, on sera en tournée avec Decapitated sur les dates françaises début 2019. Je n’ai pas de dates plus précises à donner et on sera sur des festivals aussi, même si pour l’instant c’est très vague, mais on y sera.

SOM : Vous faites votre release party demain (le samedi 15 septembre à Aix-en-Provence). Avez-vous d’autres dates de prévues, notamment Lyon ?

ACOD : Oui, avec Decapitated ce sera surement les grosses villes : Paris, Lyon, Strasbourg, Nantes. Quelque chose comme ça.

Ce n’est pas du Metal traditionnel. C’est quelque chose qui va un peu à l’encontre de tout ce qui sort aujourd’hui

SOM : Votre sigle a également changé : le dessin plus travaillé et l’apparition d’un trident au milieu. Pourquoi ce changement ?

ACOD : C’est un nouveau ACOD que tu as entre les mains. C’est ce que nous avions tous les trois vraiment envie de faire. Ce n’est pas du Metal traditionnel. C’est quelque chose qui est vrai et qui va un peu à l’encontre de tout ce qui sort aujourd’hui. Et oui, effectivement, le trident parce qu’on est trois, c’est une arme de la mythologie, ça peut être très occulte. Il y a toute une symbolique derrière. Pour nous, le chiffre trois revient énormément dans ACOD. Ben voila, la trinité, y’a aussi The Divine Triumph. Tu vois, il y a le « tri » qui est encore là. Tu regardes dans nos clips, il y a les trois noirs, encore le trois. On accorde beaucoup d’attention à tous ces détails. Dans les années 90, Morbid Angel, Dissection, Emperor, tu regardais les pochettes, tu partais loin quoi. C’était creusé, tu pouvais t’imaginer plein de choses et il y avait toute une symbolique derrière que toi-même tu pouvais imaginer. C’est ce qu’on avait envie de faire et on est contents de l’avoir fait.

SOM : Un dernier mot pour les lecteurs de Sons Of Metal ?

ACOD : Un grand merci à vous de suivre les actualités. Vous nous supportez comme jamais parce que c’est grâce à des zines comme vous que nous pouvons être là et c’est super. C’est un échange, pour ça c’est super. Longue vie à vous.

Interview réalisée par Khaos

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Notre chronique de The Divine Triumph : https://sons-of-metal.com/2018/09/17/acod-the-divine-triumph-au-temple-de-la-victoire/