When reasons collapse - band photo

When Reasons Collapse, cette machine de destruction a sorti son nouvel et sulfureux album il y a peu, Omen Of The Banshee, album autoproduit est sorti le 25 mai 2018. Ah tu ne savais pas ? Et bien tu le sais maintenant, donc tu n’as plus d’excuses pour ne pas te le procurer, fais vite.

Interviewer Cristina Vindictae, hurleuse talentueuse au talent de tueuse pour lui poser des questions que l’on ne pose pas habituellement, sortir quelque peu des sentiers battus pour connaitre la personne derrière la chanteuse du groupe, voilà un beau challenge que Cristina a bien voulu relever et s’y prêter avec un plez gros comme ça ! Merci à toi !

Sons Of Metal : Bonjour Cristina. En quoi consiste l’échauffement de ta voix que ce soit en studio ou live ?

Cristina Vindictae : Salut ! Pour l’échauffement de ma voix, j’ai toujours eu quelques lacunes. Dernièrement, une prof de chant que j’ai croisé via mon boulot m’a donné quelques techniques que j’essaie de mettre en œuvre avant les shows : des petits exercices de respiration et de mouvement de la bouche et de la langue. Je compte prochainement assister à des stages de chant, notamment afin de parfaire ce point-ci.

SOM : Avant de monter sur scène, tu ressens le trac ?

CR : Le trac, je le ressens toujours mais plus comme avant. Bien que ça n’en ait pas forcément l’air, je suis quelqu’un d’assez timide et j’ai eu beaucoup de mal à apprivoiser la scène. Après plus de deux cents concerts, je n’ai plus cette grosse boule au ventre mais parfois encore ce petit stress cinq minutes avant de monter sur scène, en espérant qu’il n’y ait pas de soucis de son mais surtout que le public sera réceptif et aussi motivé que nous.

[…] ça m’a apporté une expérience humaine incroyable, un soutien lorsque j’allais mal […]

SOM : D’où t’es venue ta passion pour la musique ?

CR : D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu un attrait certain pour les musiques underground. Je ne sais pas vraiment par qui, ni pourquoi puisque dans ma famille personne n’a vraiment été englouti par cette passion, mais je me souviens que ma mère était ultra fan de Queen, à chanter avec son casque sur les oreilles pendant qu’elle préparait le repas du soir. Mon père aimait aussi ZZ Top, Santana… Je pouvais passer des nuits entières devant MTV ou sur d’autres chaînes musicales pour tomber sur les émissions consacrées au rock alternatif ou au Metal. Je me souviens aller au collège avec du Manson à fond dans mon walkman. Quand je suis arrivée au lycée, il y avait vraiment très peu de métalleux, si bien qu’en réalité ils avaient tous un petit groupe local. J’ai commencé à me bouger en concert avec ces potes-là, à grandir musicalement avec eux, à participer aux orgas locales, monter mon asso d’orga et naturellement quand j’ai eu 18 ans, j’en ai eu marre d’être la seule du côté du public et de toujours être qualifiée de « la copine de… » ou « la nana là-bas… », etc etc….

SOM : La vision de ta famille sur ton activité de musicien ?

CR : Comme je l’ai dit un peu plus haut, ma famille n’a jamais eu le même engouement musical que moi, bien qu’ils soient tous réellement éclectiques et enclins à découvrir de nouvelles choses. Je t’avoue qu’au départ, aucun d’entre eux ne s’intéressait vraiment à ce que je faisais. Puis, finalement, mes sœurs ont fini par venir me voir en concert, acheter des tee-shirts. Mon père me réclame un CD à chaque fois qu’on sort un nouveau truc. Je leur montre les clips en avant-première, etc. Je pense qu’ils ont réalisé la place qu’avait la musique dans ma vie et ont du mal aujourd’hui à m’imaginer sans WRC. Plusieurs fois nous avons dormi avec le groupe chez mes parents lors de nos escapades dans le nord. Ma famille a assimilé le groupe comme ma seconde famille et aime beaucoup les gars. Ils savent que ça m’a apporté une expérience humaine incroyable, un soutien lorsque j’allais mal mais aussi d’incroyables aventures, beaucoup de voyages que je n’aurais jamais fait s’il n’y avait pas eu le groupe.

Le fait de se rendre compte que ta musique touche les gens, que tes paroles ont un sens pour d’autres que toi […] ça fait un bien fou.

SOM : Ton meilleur souvenir de musicienne ?

CR : Honnêtement, je n’en ai pas qu’un. Ce sont toujours des anecdotes folles avec ce groupe. Chaque interaction avec le public est incroyable, on fait des rencontres inoubliables. En dehors de ces rencontres, je retiens surtout la beauté de certains paysages étrangers mais surtout les belles surprises culinaires ! Si toutefois je devais sortir un souvenir du lot, c’est à chaque fois que l’on est sur scène et que quelqu’un chante les paroles devant toi, avec toi. Ça c’est un gros truc de malade. Le fait de se rendre compte que ta musique touche les gens, que tes paroles ont un sens pour d’autres que toi, que ta souffrance, tes peurs et tes angoisses sont comprises par d’autres personnes, ça fait un bien fou.

SOM : Ton pire souvenir de musicienne ?

CR : Voyager par presque -30 degrés en janvier vers la frontière Lettonie/Lituanie. Les paysages étaient vraiment à couper le souffle mais le froid était très dur. Nous avons également eu quelques plans un peu foireux dans les pays de l’Est concernant des dates sans promo, avec des promoteurs qui n’en étaient pas vraiment. Nous avons également eu des endroits où dormir qui étaient particulièrement sales. Parmi toutes ces expériences, ce qui m’a peut-être le plus choqué, c’était parfois des gens qui essayaient absolument d’être gentils avec toi puis, au fur et à mesure de la discussion, tu t’apercevais qu’en fait ce sont des gens mal instruits qui se réfugient dans le néo-nazisme et qui sont persuadés de leurs idées, ça fait vraiment froid dans le dos.

SOM : Quelles études as-tu fait ?

CR : J’ai un BAC scientifique avec mention européenne, un BAC + 2 en anglais et un BTS de Géomètre-Topographe. D’autres choses sont en cours !

SOM : Si tu devais changer de métier, ce serait lequel ?

CR : Si je devais complètement changer de voie, je répondrais naïvement que je souhaiterais être musicienne pro. En ayant les pieds un peu plus sur terre, j’ai cette lubie d’ouvrir un salon de thé dans ma campagne.

SOM : Tes goûts en matière de nourriture ? Un plat préféré ? Un vin préféré ?

CR : J’aime absolument tout et je mange de tout, tant que ça reste végétarien. J’ai un petit penchant pour tout ce qui est arrosé de sauce au poivre. J’aime beaucoup les burgers végé avec des galettes de pomme de terre, accompagnés de patates douces, et si le tout peut être arrosé de sauce au poivre c’est un vrai bonheur. Pour le vin, mon gros coup de cœur est le rouge, si en plus c’est un Morgon, c’est tout bon ! Je suis également super fan du vin chaud l’hiver au coin du feu !

SOM : Tes rêves de voyages ? Un endroit dans le monde que tu souhaiterais voir absolument ?

CR : Je ne suis jamais sortie d’Europe, j’aime énormément voyager mais je n’ai pas en tête un unique endroit à voir absolument. J’aimerais beaucoup voir le Canada et l’Australie, également le Brésil ! En tant que musicienne j’aimerais énormément tourner au Japon.

SOM : Ta voiture de rêve ? Ta caisse actuelle ?

CR : J’ai très envie depuis une paire d’année de rouler en Dodge Ram, si elle pouvait être écolo je signe direct. Aujourd’hui, je tourne entre ma Ford Fiesta, la Clio du mari et le Berlingo du boulot.

SOM : Tu pratiques un sport ? Tu as un sport préféré ?

CR : Je ne pratique plus de sport mais je viens de m’inscrire pour prendre des cours de golf. Je n’ai pas spécialement de sport préféré, je t’avouerai que je ne suis pas une grande sportive, c’est ce qui me rebutait le plus à l’école. Cependant, j’ai longtemps fait du Volley-Ball. J’aime beaucoup l’esprit d’équipe.

SOM : Ton rêve que tu juges raisonnable ?

CR : Faire de grosses tournées avec WRC et évoluer dans mon boulot.

SOM : Ton rêve que tu juges inaccessible ?

CR : J’ai envie de dire gagner au loto, ou vivre très bien de la musique. Mais avant tout ça, j’aimerais que les hommes vivent en paix entre eux et avec les bêtes.

SOM : Quelle est la chose qui te révolte le plus dans ce monde ?

CR : La violence et les inégalités, que ce soit le sexisme, l’homo/transphobie, les violences envers les femmes, les enfants et les animaux. Cela me rend vraiment folle.

Pat

Liens :

Notre chronique de l’album Omen Of The Banshee : https://sons-of-metal.com/2018/06/07/when-reasons-collapse-omen-of-the-banshee-et-le-monde-mit-genou-a-terre/

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Clip de Lies Of God : https://www.youtube.com/watch?v=HU0NTu8Aj5k