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Avant de parler du contenu de ce festival, Sons Of Metal tenait à souligner l’excellent accueil qui lui a été réservé. Quant à l’organisation de ce festival, elle a été parfaite. De l’aveu même des groupes, tout a été impeccable. Il est vrai qu’un tel accueil n’est malheureusement pas systématiquement de mise, alors un grand bravo aux organisateurs et tout spécialement à Patrice Genet et aux bénévoles qui ont fait de ce festival, crée pour venir en aide aux enfants malades, une parfaite et exemplaire réussite. Un énorme bravo et merci.

Angres, cette petite ville du Pas-de-Calais, enfin des Hauts de France, si vous avez tout suivi, accueille ce festival ou plus de quatre cents personnes se seront engouffrées dans une salle affichant complet. Autant vous dire que le bar et la restauration ont tourné sans relâche. Ici, la bière est reine et la carbonade flamande on en redemande. Il est toujours agréable de venir dans cette belle région où la gentillesse des gens n’a jamais été une légende et ne le sera jamais. Par ici, les gens sont vrais, comme la passion qui les animent dès lors que l’on parle de Metal, de Rock qui poudre ou de musique qui fait mal. Cela tombe bien car ce soir, l’affiche est alléchante. Asseyez-vous, si, asseyez-vous qu’on vous dit, prenez une bière ou un café ou les deux ou autre chose. Vous êtes prêts ? c’est parti.

Minerity

MINERITY 1_GF_GFPremier groupe à se présenter ce soir devant une assistance moyenne car il n’est que le début du festival et les gens arrivent tranquillement. Il n’empêche que chez ces p’tits gars de ch’nord qui revendiquent faire un « Coal Metal » ou metal des corons comme vous l’aurez compris, ne sont pas venus en voisins pour enfiler les perles ni se remémorer les heures de gloire du RC Lens. Non, ils vont au charbon direct pour un set bien en place où son Stoner/Metal aura tenu largement sa place dans ce festival. Il n’est jamais aisé de commencer les premiers mais ils ont tiré les premiers et l’ont bien fait. Des titres comme Blood Moon et Until The End auront retenus l’attention du public qui aura bien répondu présent. Finalement, l’on retiendra tout particulièrement le dernier morceau joué, Into Depths, qui aura laissé un excellent souvenir. Une bonne prestation, solide et sérieuse. Alors on dit quoi ? Et bien on leur souhaite bonne route et à bientôt !

Tyson Boogie

TYSON BOOGIE 1_GF_GFLa formation nous vient également de ch’nord, de Lille précisément. Et force est de constater que le trio aura mis une bonne petite ambiance ce soir. La salle affiche maintenant un sérieux taux de remplissage et il est visible que le public est venu là pour se faire plaisir. Cela tombe très bien car le trio de boyaux rouges est venu nous balancer son Hard Rock/Boogie en pleine face, et il aura été bien reçu ! Une bonne dose d’énergie dépensée une scène, Kal le bassiste/chanteur semblait en pleine bourre et doit posséder quelques gènes de kangourou (animal très présent du côté de Villeneuve-D’ascq comme chacun sait) dans son ADN, car il aura bien bougé, remué et sauté sur scène. Un incontestable bon point. Votre serviteur du jour ne connaissait pas le répertoire puisque non originaire de la région mais certains titres se sont avérés très accrocheurs dont un bout de reprise de Nougayork particulièrement bien trouvé, ainsi que des morceaux comme Big Up, Back To The Future ou encore le titre final BBQ Crew qui auront démontré qu’une musique jouée sans prétention mais avec attention peut s’auto-enflammer toute seule. Une bonne prestation donc et le public lui aura bien rendu.

Iron bastards

IRON BASTARDS 2_GF_GFLa salle est maintenant pleine et la température est montée d’un cran. Premier groupe à n’être pas de la région puisqu’originaires de Strasbourg, les Alsaciens n’auront pas fait le voyage pour rien. Chez nous, Sons Of Metal, nous suivons ce groupe depuis février 2014, alors nous étions très attentifs à la prestation du soir. Le groupe a décidé de jouer pas mal de titres extraits de leur nouvel album à venir. Il est toujours difficile de se faire une idée d’un nouveau titre joué live pour une première écoute mais l’on peut déjà dire que ces nouveaux morceaux se situent dans la lignée du Rock’n’Roll que le groupe sait faire. Nous avons ici des fils spirituels de Lemmy et Cie, ici l’on sait jouer le Rock’n’Roll comme Motörhead le faisait, la touche personnelle en plus. C’est parti et ça attaque fort, le Rock’n’Roll ultra vitaminé fait son effet sur le public qui en retour ne se prive pas de bouger et d’apprécier. Oui car il a été entendu dans la salle que le groupe a fait une forte impression quant au chant et à la dose d’énergie dépensée. Fast And Dangerous passe toujours aussi bien, tout comme Vintage Riders, un des nouveaux morceaux promet d’être très bon car son interprétation de ce soir a été convainquant, sans être certain du titre, il s’agit de With The World qui annonce du sérieux. Il n’aura manqué que quelques minutes sur scène, mais l’heure c’est l’heure, pour un dernier titre et de beaucoup auraient souhaités un bon petit Ace Of Spades ou encore un Overkill. Ce sera pour la prochaine fois ! Et une mention très bien pour l’ambiance.

Deficiency

Le soleil s’est maintenant pratiquement couché, la salle est pleine et les musiciens de Deficiency s’apprêtent à envahir la scène. Véritable programmation dissonante dans l’affiche orientée très rock’n’roll, les musiciens originaires du Grand-Est allaient déverser leur Thrash Metal sur le peuple nordique. Là, et pour ceux et celles qui ne connaissaient pas, cela a été une bonne claque à en entendre les commentaires « putain ça joue sérieux là », « wow comment ça envoie, c’est hyper pro » ou encore un « je ne sens plus ma nuque » (qui est typique d’un set réussi où les décibels données au public doivent être renvoyées à ceux qui les envoient sous forme de dépense physique se traduisant souvent par un tour chez l’ostéopathe pour les cas les plus sérieux). Cette précision faite, le set démarre en trombe, pas de temps mort, Uncharted Waters en aura assis plus d’un car quand la maîtrise est là, tout va, et elle est bien là. Ben, nouveau batteur qui aura eu peu de temps pour apprendre et digérer une trentaine de titres s’en tire à merveille, tous les musiciens ont la gnac et cela se ressent au travers du public qui réagit terriblement bien en entamant les premiers et rares circles pit de la soirée. Oui, l’ambiance est sacrément montée de plusieurs degrés dans la salle, les titres s’enchaînent et beaucoup ne sont plus étonnés de savoir que le groupe a ouvert pour de grands noms. La famille Deficiency aura comptée de nouveaux amis ce soir puisque c’est aussi une amie du groupe qui aura dépanné au stand du merch pendant une partie de la soirée. Incontestablement et sans vouloir choquer d’aucun, la meilleure prestation de la soirée aura été pour les Lorrains. On se revoit bientôt buddies.

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Unswabbed

UNSWABBED 1_GF_GFAutre groupe de ch’nord et de Lille également, les musiciens prennent place sur la scène où la configuration a légèrement changée puisque la batterie a été décalée sur la gauche quand on regarde la scène de manière à laisser plus de place aux autres musiciens pour bouger. Il est vrai qu’au vu de la taille du bassiste et de l’un des gratteux, il valait mieux avoir de la place. Que dire du combo sur ce show sinon que les musiciens semblaient bien en place et en forme à en juger par les déplacements et les sauts de ces derniers. Un set bien carré aux légers passages de Core par moments, autre groupe dissonant également du reste de l’affiche, Unswabbed aura délivré son message sans accroc. La réception du public fut bonne mais si l’on commençait à distinguer l’éclaircissement de certains rangs, il faut dire que le groupe devait faire face à la carbonade flamande de l’autre côté de la salle et c’était bien là une sacrée concurrence. Il n’empêche que l’on aura pu apprécier la qualité des textes entendus sur leur album De l’ombre à la lumière et où justement ce titre éponyme de l’album aura été le must du set ce soir. Une bonne prestation qui aura lancé sur un tremplin le dernier groupe à venir : les anciens de Vulcain.

Vulcain

Ce groupe replonge votre rédacteur du jour dans sa vie de très jeune adulte, puisqu’il m’a été donné occasion de voir ce groupe en compagnie d’une autre « légende » française, Blasphème, il y a de cela bien longtemps dans une MJC en 1983 du côté de Créteil en région parisienne… Mais c’est une autre histoire. Donc les anciens de Vulcain sont là ce soir en tête d’affiche, l’aube de leur nouvelle tournée française venant en support de Vinyle, leur nouvel album. Problème : le tremplin mis en place par le groupe précédent aura laissé place à une mise en route du groupe très longue, trop longue d’ailleurs puisque trop d’attente aura poussé une partie de la salle à déclarer forfait et partir digérer la carbonade à la maison. Dommage mais il est vrai que l’attente fût pénible. Beaucoup d’anciens métalleux se trouvent dans les premiers rangs pour entendre, enfin, Rock’n’Roll Secours ouvrir le bal. Blueberry Blues lui emboîte le pas, succès trouvé pour le public dès ces deux premiers titres joués. Puis une sorte de torpeur se mettra en place, non pas que le groupe ou le public aient été mauvais, non, simplement Vulcain a vieilli, comme nous tous. Ce n’est pas là une attaque mais un constat et même si le groupe tente de donner le change, c’est par moments difficile et l’impression de répétitif se fait ressentir. Une personne du public confiera même : « j’ai l’impression de toujours entendre le même titre ». Oui, ce n’est pas faux, il y a de cela bien longtemps c’était assez novateur, ça ne l’est plus maintenant. Le fils de Lucifer donnera quand même une belle réaction. Vinyle, le nouveau titre, se montre dans la lignée des autres, pas plus, pas moins. Les morceaux passent jusqu’à Ebony, dont le refrain sera repris en chœur par le public encore présent, puis le final habituel par le chant paillard La Digue Du Cul, repris là aussi par le public. « À bientôt parce que l’on n’est pas prêts de s’arrêter de tourner », lâchera Daniel, avant de quitter la scène. On leur souhaite.

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Pat