Interview : Renato (Flayed) en toute intimité

Posté le : 19 octobre 2018 par dans la catégorie Interviews
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Flayed band photo

Flayed, on ne les présente plus. Le groupe isérois fait tellement parler de lui en ce moment que nous ne pouvions passer à côté de l’occasion d’interviewer son chanteur. Rencontrer Renato et lui poser des questions que l’on ne pose pas habituellement, sortir quelque peu des sentiers battus pour connaitre la personne derrière le frontman que nous connaissons tous, voilà un beau challenge qu’il a bien voulu relever et s’y prêter avec un plez gros comme ça ! Merci à toi !

Sons Of Metal : Renato, en quoi consiste l’échauffement de ta voix, que ce soit en studio ou live ?

Renato : J’ai tout un tas de petits exercices avant de monter sur scène ou de chanter en général. Je me suis renseigné gentiment au fur et à mesure des années en matant des tutos et en tâchant de comprendre le fonctionnement de la voix par moi-même. Donc je m’hydrate beaucoup afin d’élastifier mes cordes vocales et je les prepare pendant une petite demi heure avant chaque utilisation ! Comme je suis chef de chœur dans différentes chorales rock, j’en apprends de nouveaux regulièrement histoire de varier, comme ça je me rends bien compte des exercices les plus utiles en fonction de ce que je vais avoir à faire.

SOM : Avant de monter sur scène, tu ressens le trac malgré les années d’expérience ?

Renato : Non, j’avoue que ça m’arrive rarement. Généralement, j’ai le trac quelques jours avant un très gros événement mais le jour J, c’est plus de l’excitation extrême que je ressens, l’envie de bouffer la scène passe par dessus tout, et heureusement ! Je connais pas mal de personnes qui ont encore ce trac d’avant jouer et je suis bien content d’avoir passé ce stade, car je le detestais !

SOM : Comment es-tu venu à la musique ?

Renato : Tout seul comme un grand. Je pense que le declic a été le film Sister Act quand j’avais 12 ans. Je me rappelle après ça avoir dis à ma mère : «  maman, je crois que je m’intéresse a la musique ! ». Ce à quoi elle a répondu : « intéresse toi plutôt à tes devoirs ! ». Ensuite, à 15 ans, j’ai rencontré toute la troupe avec laquelle j’ai joué et je joue encore dans notre Isère/Drôme/Ardèche, le bled quoi, qui ont littéralement forgé la personne que je suis aujourd’hui, musicalement parlant, mais pas que.

SOM : La vision de ta famille sur ton activité de musicien ?

Renato : Je ne sais pas vraiment. Je pense qu’il m’ont toujours vu comme un rigolo qui a des rêves d’enfant mais qui foutra un jour les pieds sur Terre. Je ne suis pas issu de familles de musiciens, même si mon père a une formation d’accordéoniste qu’il a lui même sabordé très tôt. Ces derniers temps avec toutes les choses chouettes qui m’arrivent, je pense qu’ils commencent à peine à comprendre mes choix et j’espere qu’ils commencent à en être fiers !

SOM : Ton meilleur souvenir de musicien ?

Renato : Avoir remplacé Randy Blythe de Lamb Of God sur des balances un jour où le groupe de stoner God Damn dans lequel j’officiais ouvrait pour eux. Randy étant malade, tous les zikos étaient sur scène et leur tourman m’a pointé du doigt dans la fosse en me lançant « you ! I know you can sing ! », ce à quoi j’ai répondu par l’affirmative avant de grimper et d’enquiller trois titres qu’ils m’auront même laissé choisir avant de me féliciter pour la perf’. Un souvenir putain de mémorable !

SOM : Ton pire souvenir de musicien ?

Renato : Paris, Gambetta café. Marseille, Molotov. Je me suis suffisement exliqué sur la toile pour ne pas remuer la merde.

SOM : Quelles études as-tu fait ?

Renato : Bac économique et social, et un peu de fac de langues, anglais, italien, avant d’aller bosser en interim comme magasinier, job que j’ai fait pendant quinze ans, entre autres.

SOM : Si tu devais changer de métier, ce serait lequel ?

Renato : Chanteur ! Ça n’est pas (encore) mon vrai métier 😉

SOM : Tes goûts en matière de nourriture ? Un plat préféré ? Un vin préféré ?

Renato : Je suis de la vallée de Rhône donc le Crozes Hermitage est ce qu’il y a dans mon biberon ! Sinon, en bon italien, les pizzas, les lasagnes et les salades farcies sont les mets que je préfère avant tout !

SOM : Tes rêves de voyages ? Un endroit dans le monde que tu souhaiterais voir absolument ?

Renato : La Nouvelle-Orléans. Je veux voir les racines du rock et du blues de mes propres yeux dans cette ville mythique. Mais j’ai très peur de beaucoup trop l’aimer et de ne jamais revenir !

SOM : Ta voiture de rêve ? Ta caisse actuelle ?

Renato : J’ai une Twingo 1 bleue turquoise et un combi VW de 1982. Je rêve d’une Fiat 500 mais la vraie, l’unique, la première !

SOM : Tu pratiques un sport ? Tu as un sport préféré ?

Renato : De l’escalade depuis récemment, sinon j’avoue que le sport n’est pas ma tasse de thé.

SOM : Ton rêve que tu juges raisonnable ?

Renato : Vivre de la musique.

SOM : Ton rêve que tu juges inaccessible ?

Renato : Que Flayed soit reconnu internationalement.

SOM : Quelle est la chose qui te révolte le plus dans ce monde ?

Renato : Le nombre de personnes qu’on est sur cette planète et cette propension a ne pas savoir se réguler quitte à foutre à peu près tout ce qu’on touche en l’air, et tout ça en en étant bien conscient.

SOM : Pour terminer, tu préfères la confiture d’abricots ou la compote de pommes ?

Renato : La confiote ! Avec un peu de Comté dessus !

Pat

Liens :

Page Facebook : https://www.facebook.com/FLAYEDBAND/

Bandcamp : https://flayedband.bandcamp.com/

Clip vidéo de Middle Age : https://www.youtube.com/watch?v=kWeyL_lihLQ

Flayed dates tournée 2018