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Depuis le temps qu’on vous parle de Flayed, vous devez les connaître aussi bien que nous. Cela fait des années que nous suivons ce groupe, chroniquons leurs albums et allons les voir en concert, et pourtant on ne s’en lasse pas. Lorsque les Viennois se lancent dans une nouvelle tournée pour promouvoir III Empty Power Parts (lire notre chronique en bas de page), il était hors de question de les rater. Me voici donc à la Cité de la musique de Romans-sur-Isère pour assister au concert de fin de résidence de Flayed.

Sur le papier, donner un concert en plein milieu de semaine n’est pas forcément judicieux. Mais nous parlons ici d’un groupe qui accumule une belle notoriété depuis quelques temps et qui bénéficie déjà d’une bonne base de fidèles. Qui plus est, la Cité de la musique attire du monde et ses adhérents sont du genre curieux. Pour preuve, je rencontre dans le public un mec venu de Montpellier rien que pour les voir. La soirée débute à 19h30. Pas de groupe de première partie, seulement Flayed rien que pour nous. Le groupe vient de terminer une résidence de quatre jours dans les locaux de la Cité de la musique pour peaufiner son spectacle, les réglages son et lumières. Nous aurons donc le privilège de voir un show millimétré jusque dans les moindres détails.

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Dès l’entame du concert, on constate que le son est puissant tout en étant clair et net, sauf peut-être la guitare de Rico. Son compère Julien utilisant le même modèle de guitare (une Gibson Les Paul Standard), nous avons du mal à distinguer qui joue quoi. Cela dit, le doute est rapidement balayé lorsque Julien attaque ses solos, inventifs et tranchants comme ceux d’un certain Angus Young. Autre point frappant, et c’est le cas de le dire, le son de la batterie de JP. C’est simple, ce bon vieux JP possède une frappe pachydermique terriblement précise. Pour lier le tout, il y a le bassiste Charly. Et pour la première fois depuis que je les vois sur scène, on entend distinctement le géant à crête. Au fil du concert, Charly et sa basse Warwick prendront le dessus sur les guitares. Ses notes claires, claquantes, ce son typique des Warwick Buzzard résonnent et forment le ciment de la musique du groupe. N’oublions pas Raffinet et son orgue Hammond qui apporte des nappes de clavier dignes de Deep Purple. Il nous offre également quelques solos, comme une sorte de seconde guitare lead. Brillant. Pour ce qui est de l’accueil du public, si au début les spectateurs maintiennent une certaine distance avec la scène, ils finiront par se rapprocher. Toujours est-il que les applaudissements résonnent à chaque fin de titre. On peut même entendre un traditionnel « à poil ! ». Après quatre jours de travail, il est évident que Flayed nous livre une prestation impeccable, solide, dynamique. Les musiciens ont tous le sourire jusqu’aux oreilles, à commencer par Renato (chanteur) qui ne cesse de se moquer de son guitariste dès qu’il joue un solo, et qui ira kidnapper le chapeau de Rico (guitare rythmique) pour s’amuser avec. Ajoutez à cela un jeu de lumière soigné et vous aurez l’une des meilleures performances du groupe sur scène depuis leurs débuts.

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Quel rodage ! Certes, Flayed ne nous a jamais déçu, aussi bien en concert que sur album. Mais alors là ! Une leçon de rock n’ roll, ni plus ni moins. La tournée s’annonce très bonne et il serait dommage de passer à côté. Le groupe ayant plusieurs dates de prévues, vous avez toutes les raisons du monde d’aller les encourager. Allez, les gars, encore un petit effort et vous jouerez bientôt partout dans le monde, on y croit ! Tous mes remerciements au personnel de la Cité de la musique, au groupe et surtout au public qui s’est déplacé et a donné de la voix !

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Kouni

Liens :

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Chronique de III Empty Power Parts : https://sons-of-metal.com/2018/10/29/flayed-iii-empty-power-parts/