Interview : Undervoid

Posté le : 16 janvier 2019 par dans la catégorie Interviews
Tags: ,

Undervoid - band

Depuis la sortie de son quatrième EP en octobre dernier, Undervoid a enchaîné les dates dans tout le pays, une quarantaine au total, et a vu son nouveau disque accueilli chaudement par la critique. L’occasion de faire un petit point avec le quatuor strasbourgeois.

Sons Of Metal : Salut les Undervoid ! Tout d’abord, comment allez-vous et comment se passent les concerts que vous enchaînez depuis la sortie de votre nouvel EP ?

Undervoid : Salut ! On va super bien. Les concerts s’enchainent et se passent au mieux. On bouge aux quatres coins de la France et de l’Europe, le public est au rendez-vous et c’est le gros bordel là où on passe. On a fait des magnifiques rencontres, le moral est au beau fixe quoi.

Un quatrième EP est sorti en octobre dernier (Chronique par ici). Pourquoi cette décision de réaliser quatres EP avant de s’attaquer à un premier album ?

Il y a tout de suite eu une volonté de sortir des choses et rapidement, du coup ce projet de sortir quatres EP successifs en deux ans nous est apparu logique. L’autoproduction nous intéressait également, le fait de pouvoir maîtriser chaque étape de la production. Il ne nous reste plus que le quatrième EP à vendre, les trois autres ont tous été vendus et on ne les repressera plus, ça ajoute un côté « collection » qu’on aime bien. Mais comme tu l’as dis, on est maintenant tourné sur notre premier album..

En parlant de l’album, il est question dans la présentation du groupe que celui-ci soit à l’ordre du jour pour 2019. Pouvez-vous m’en dire plus ?

On a pratiquement terminé de le composer mais on veut un peu plus prendre le temps que sur nos quatres EP parce qu’on sait clairement où on veut aller artistiquement. Nous allons l’enregistrer en full analogique parce que c’est un gros kiff pour nous. Pas ou très peu de traitement numérique, le tout en live pour vraiment mettre en avant le côté live et brut du groupe. À l’ancienne quoi !

Revenons-en à votre musique. Du Rock chanté en français teinté d’influences variées allant de Noir Désir à Rage Against The Machine, lorgnant parfois dans des sonorités 70’s. Est-ce une description qui vous convient ? D’où vous est venu ce style somme toute assez original ?

Ça nous convient carrément ! La force d’Undervoid c’est que c’est un groupe multigénérationnel. Il y a beaucoup d’influences diverses, ce qui donne cette originalité comme tu dis.

Dans Undervoid, le chant est en français. Pourquoi ce choix artistique ? Quels avantages y voyez-vous ? Quels inconvénients ?

Tu nous a déjà entendu parler anglais ? Non plus sérieusement, il y a pas mal de raisons, à commencer qu’il y a un vrai goût de la langue française, du fait qu’on la parle, que ça correspondait à notre musique et aux thèmes abordés, qu’on pouvait y faire passer nos messages et ça c’était très important pour nous. L’échange avec le public est différent aussi du coup, ils comprennent ou du moins se font leur propre interprétation des textes. À vrai dire, on y voit pas d’inconvénients.

Toujours à propos des textes, que voulez-vous de dire lorsque vous dites qu’ils sont « engagés » ? Ceux-ci semblent empreints d’un certain pessimisme, « Perdu pour Perdu » comme vous le dites. La musique est un exutoire pour vous, un moyen de vous faire entendre ?

C’est vrai que nos textes sont engagés. Nous ne sommes pas pessimistes, juste confrontés à la réalité de ce monde. Comme dans la boîte de Pandore, il ne nous reste que l’espoir. De part notre vécu et des milieux sociaux desquels on vient, on se sent concernés par les problématiques actuels. On veut dire aux gens qu’ils ne sont pas seuls, qu’on a envie que les choses bougent. Si on peut apporter notre pierre à l’édifice, aussi modeste soit-elle, on le fait au travers de notre musique. On reste lucide, un morceau n’a jamais changé les choses mais la musique est un exutoire, pour nous le plus beau de tous.

Quel regard portez-vous sur la scène Rock en France ?

La scène rock en France se porte bien, elle est présente, plurielle et se bat pour exister. Rien que chez nous en Alsace, il y a une multitude de très bons groupes, des assos qui se battent pour faire vivre la culture indé, des structures qui accompagnent les groupes.. Bref c’est pas évident mais ça bouge.

Quelle est votre meilleur souvenir de concert ? Et bien évidemment, le pire ?

Le meilleur souvenir de concert serait sûrement ceux que nous avons donné chez nous à Strasbourg. Notre release party pour le dernier EP était mémorable : l’endroit était plein à craquer, c’était vraiment un gros bordel. En plus avec tout nos potes, nos proches.. Un vrai bonheur ! Et le pire serait peut-être un récemment sur la tournée où on a eu à peu près tout les pépins techniques envisageables. Le bassiste a pété une corde (fou non ?), la batterie tenait pas en place et se pétait littéralement la gueule sur scène, c’était un peu le chaos.

Petite question pour les musiciens qui nous lisent : quel matériel utilisez-vous et pourquoi ?

Alors niveau matos, le batteur joue sur une Mapex (la première batterie qu’on lui a offerte), le bassiste joue sur une Fender Jazz Bass special des 80’s branché dans un Peavey Mark IV des années 70. Le guitariste joue sur un Orange AD30 avec une Gibson Les Paul Classic, le tout mixé avec pas mal de fuzz. Le chanteur utilise un Beta 58. Du matos taillé pour le rock, c’est lourd, c’est gras et surtout c’est fort !

On vous laisse carte blanche pour conclure !

Merci à vous, vive Sons of Metal et vive le rock !

Interview réalisée par DB

Liens :

Page Facebook : https://www.facebook.com/undervoid/

Soundcloud : https://soundcloud.com/undervoid

Clip vidéo de Perdu Pour Perdu : https://www.youtube.com/watch?v=o9rsxRuY28U

Bandcamp : https://undervoid.bandcamp.com/