Nile : Karl Sanders en toute intimité

Posté le : 21 janvier 2019 par dans la catégorie Interviews
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Nile - band

Nile, on ne présente plus ce groupe au talent exceptionnel. Nous avons pu poser quelques questions à Karl Sanders, virtuose du groupe pour lui poser les questions que l’on ne pose pas habituellement, sortir quelque peu des sentiers battus pour connaitre la personne qui se cache derrière le soliste et frontman que nous connaissons tous. Voilà un beau challenge que Karl a bien voulu relever et s’y prêter avec un immense plaisir ! Un énorme merci à toi ! Notez que Nile est actuellement en studio pour l’enregistrement de son prochain album ! Mais tu peux trouver leur discographie chez www.nuclearblast.de

Sons Of Metal : Karl, en quoi consiste ton échauffement avant de jouer, que ce soit en studio ou live ?

Karl Sanders : J’ai l’habitude de jouer tous les jours pendant plusieurs heures, aussi bien à la maison qu’en tournée. C’est ma forme d’échauffement (rires).

Il n’y a aucun sentiment aussi incroyable que l’esprit de communion du Metal

SOM : Avant de monter sur scène, tu ressens le trac malgré les années d’expérience ?

KS : Pas vraiment. J’ai acquis énormément d’expérience et de confiance, ce qui fait que je ne me sens pas « nerveux » mais j’ai toujours l’esprit en éveil parce qu’il y a beaucoup de variables incontrôlables, comme « est-ce que les moniteurs et les effets vont bien marcher ? Est-ce que je vais bien entendre Georges ? Est-ce que le tech lumière ne va pas m’aveugler avec les projos ? Ma guitare va-t-elle rester accordée ce soir ? Est-ce que j’ai bien édité la setlist et mis les titres dans le bon ordre ? Ou y aura-t-il un souci de matos qui va m’arriver sur scène ? ». Si je suis en tournée et que je tombe malade, alors naturellement je devrais m’inquiéter de savoir si ma voix fonctionnera de manière normale. Au-delà de tout cela, et que tout soit possible, j’essaie de mettre mon esprit dans un endroit où je peux oublier tout ce qui POURRAIT aller mal et j’essaie de trouver le plaisir et le bonheur en faisant ce que j’aime ! Jouer de la guitare et partager l’esprit Metal avec le public. Il n’y a aucun sentiment aussi incroyable que l’esprit de communion du Metal quand, dans un concert, tous les métalleux sont prêts à montrer le signe des cornes, headbanguer, s’éclater tous ensemble, et ne faire qu’un avec la musique.

SOM : Comment en es-tu venu à la musique ?

KS : J’ai commencé à jouer de la guitare à l’âge de neuf ans, c’est juste quelque chose que j’ai toujours fait. Simplement parce que j’aime ça. Et bien sûr en tant qu’ado, j’ai joué dans desNile - Karl Sanders groupes. C’est ce que je suis. Je savais qu’il n’était pas possible à tout le monde de faire une carrière dans la musique. Pendant longtemps, j’ai accepté le fait que de pouvoir vivre de la musique est quelque chose qui ne se produirait peut-être jamais. Mais c’est passé mes trente ans que Nile a commencé à avoir du succès. À ce moment-là j’avais déjà des responsabilités parentales et cela était un vrai engagement et un sacrifice pour se concentrer sur Nile à plein temps, et de pouvoir gagner réellement sa vie avec.

SOM : Quelle est la vision de ta famille sur ton activité de musicien ?

KS : Eh bien, cela paie les factures alors j’espère qu’ils sont ok avec ça. Ma famille a toujours supporté ma carrière. Je leur suis reconnaissant d’avoir leur confiance et leur appui. Cela n’a pas toujours été comme ça. Ma première épouse était une terreur et un empêchement majeur pour progresser dans ma carrière. C’était l’exception à la règle du « le succès est un effort familial ». Mais la vie t’apprend et si tu es assez chanceux pour t’entourer d’amis et d’une famille positive, tous encourageants, cela rend certainement la vie plus entreprenante, plus réalisable et moins malheureuse.

SOM : Ton meilleur souvenir de musicien ?

KS : Probablement d’avoir joué au Wacken et au Hellfest.

Il n’y a rien de mieux qu’une mauvaise critique pour se motiver et travailler toujours plus dur

SOM : Ton pire souvenir de musicien ?

KS : La vidéo que j’ai faite pour Guitar World. J’avais la gueule de bois et j’étais épuisé. C’était en 2007 et cela me hante toujours à ce jour. Je n’étais vraiment pas à mon meilleur avantage ce jour-là et les gens m’en veulent TOUJOURS pour ça. Cependant, il n’y a rien de mieux qu’une mauvaise critique pour se motiver et travailler toujours plus dur, encore et encore. Depuis plus d’une décennie maintenant, les choses terribles que certains ont dit à mon sujet sont devenues le carburant qui motive mon jeu de guitare, le regard sur ma musique ainsi que le but de son existence vue d’une perspective différente. Il n’y a personne d’immunisé contre les commentaires négatifs. Je me fiche de cela et je suppose que c’est ce qu’on fait avec ça qui compte.

SOM : Quelles études as-tu fait ?

KS : J’ai étudié durant quelques années au sein d’une université technique locale. En ce qui concerne la musique, j’ai fait trois ans de théorie musicale et beaucoup d’années de cours privés de guitare. Je continue toujours de prendre des cours quand cela est possible.

SOM : Si tu devais changer de métier, ce serait lequel ?

KS : Honnêtement, je n’imagine rien faire d’autre. Peut-être écrire des musiques de films, ça serait certainement quelque chose qui me plairait.

SOM : Tes goûts en matière de nourriture ? Un plat préféré ? Un vin préféré ?

KS : La tequila.

SOM : Tes rêves de voyages ? Un endroit dans le monde que tu souhaiterais voir absolument ?

KS : Je pense que j’aimerais visiter Hawaii. Je ne suis jamais allé là-bas, les volcans sont cool. Les volcans sont comme l’épitomé de la violence de la nature.

SOM : Ta voiture de rêve ? Ta voiture actuelle ?

KS : Je conduis un modeste pickup Dodge Dakota sport. Je ne rêve pas de voitures. Je rêve de guitares en forme de Flying V et d’amplis Marshall (rires).

SOM : Tu pratiques un sport ? Tu as un sport préféré ?

KS : Je fais du MMA trois soirs par semaine. J’ai une ceinture noire de quatrième dan en Sen-I Jutsu, et une ceinture noire première dan en Tae Kwon Do. À mon âge, 55 ans, je m’entraine et je me bats en grande partie avec des personnes qui ont moins de la moitié de mon âge. C’est donc un vrai défi et c’est assez humiliant parfois !

SOM : Ton rêve que tu juges raisonnable ?

KS : Finir le nouvel album de Nile ! Cela prend des années à faire, et ça va être un monstre.

SOM : Ton rêve que tu juges inaccessible ?

KS : Voir mon fils s’occuper du jardin et le voir aussi nettoyer sa chambre ! Peut-être, mais alors peut-être, faire fermer la gueule aux haineux, aux parasites et aux journalistes « pute à clics » (NDLR : « clickbait » en anglais, un mot péjoratif qui désigne un contenu sur le Web visant à attirer le maximum d’internautes pour générer des revenus publicitaires en ligne).

SOM : Quelle est la chose qui te révolte le plus dans ce monde ?

KS : L’iniquité de la condition humaine partout sur la planète. Et tout politicien aux Etats-Unis. Ils ne nous représentent pas et sont déconnectés des gens normaux. Ils devraient tous être envoyés dans des camps de travail.

Pat

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