Interview : Bunny Bones de Dead Bones Bunny

Posté le : 13 février 2019 par dans la catégorie Interviews
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Dead Bones Bunny - live Motocultor Fest

Bunny Bones : Bonjour c’est Bunny Bones de Dead Bones Bunny !

Sons Of Metal : Bonjour, tu peux même enlever ton masque (interview réalisée par téléphone) mais j’essaie d’imaginer la chose d’après les images que j’ai vues. (rires) Qu’est-ce que tu dirais pour présenter Dead Bones Bunny ?

Bunny Bones : Je dirais que c’est la rencontre de moi-même, Bunny qui vient d’un milieu rockabilly des années 50 avec la puissance et l’intensité du Metal que j’ai pu découvrir à Paris il y a deux ans. C’est à peu près le mariage de ça.

SOM : Ok, donc l’histoire que vous racontez (à voir sur le blog en lien en dessous d’article) c’est bien en partie autobiographique par rapport à ton parcours personnel ?

Exactement, parce que moi du coup, je vivais dans les années 50, j’étais bercée par le rockabilly, je bossais dans un dinner et lors d’une soirée un peu trop arrosée avec mes amis, je me suis amusée à me prendre le jukebox sur lequel je travaille sur le coin du nez. Je me suis retrouvée propulsée fin 2017 à Paris. Là j’ai pu découvrir le milieu Metal et ses gens forts sympathiques et du coup nous avons décidé avec certains d’entre eux de monter un groupe qui mélange nos univers.

Il y a aussi un moment où tout tu disparais, le groupe joue et tu n’es plus là. Et personne ne sait où tu es passée ?

Ben ouais mais maintenant on sait parce que je suis revenue. Vu que j’avais disparue dans les années 50, mon corps n’était plus là. En fait, ce sont des amis qui se sont mis à la magie noire pour essayer de me rappeler. Et du coup j’ai été repropulsée dans les années 50, j’ai encore fait un aller-retour. Je me suis rendue compte que ma place n’était plus du tout là, j’ai tout fait pour revenir en 2019. Et je remercie le vaudou de m’avoir permis ça (rires).

Oui et puis il y a tout un coté mystérieux puisqu’on voit pas beaucoup vos visages, on sait pas exactement combien vous êtes dans le groupe ni comment vous vous appelez en vrai. Est-ce qu’on peut dire que vous êtes un peu les Ghost BC du rockabilly ?

Peut-être, après c’est vrai qu’on nous voit pas beaucoup mais par contre en concert on ne porte absolument pas de masques. Pour te dire en gros, nous avons un batteur, un contrebassiste, un guitariste, un chanteur lead et deux choristes. Donc ils sont six sur scène plus moi qui suis là en tant que manageuse scénique pour encadrer tout ce petit monde.

Donc toi-même tu chantes pas ?

Normalement non, mais là je commence un petit peu à avoir envie de participer au groupe, donc j’envisage de me mettre à chanter.

D’accord, parce que j’imaginais en écoutant la musique qu’une des voix féminines qu’on entend était la tienne.

Non du tout ! (rires)

Et donc rockabilly et Metal, comment on fait pour mélanger ces deux univers ? Comment est-ce qu’on fait dans la pratique pour composer des morceaux en ayant ces deux univers en toile de fond ?

Déjà, on a la chance d’avoir un contrebassiste qui donne un peu le côté sec, un peu dansant du rockabilly. On travaille surtout les rythmiques qui sont très référencées selon les styles. Du coup quelque chose de très sautillant va de suite nous faire penser au Rockabilly et quelque chose de beaucoup plus locomotive, avec double pédale et compagnie qui va vraiment être propre au Metal. D’arriver à mélanger ces rythmiques là va créer de suite une ambiance. Après, on a notre guitariste qui joue beaucoup sur ses sonorités de guitare. C’est l’avantage du monde moderne qui permet d’avoir des pédales et qui changent beaucoup le son des guitares. Cela permet d’avoir un son vintage ou beaucoup plus moderne qui permet de changer les ambiances des morceaux.

Oui et puis votre chanteur a un peu une voix à la Lemmy, donc ça tombe de suite dans une case connue.

Tout à fait, mais on essaie au maximum d’avoir notre propre style parce que c’est vrai que quand on mélange comme ça, c’est pas forcément évident. On essaie toujours de se raccrocher à des références. On essaie vraiment de mettre notre patte de façon à ce qu’on dise pas « ça ressemble à ci ou à ça ». On a envie qu’on dise que Dead Bones Bunny c’est vraiment un mélange des genres, ils ont leur style. Donc on travaille énormément là-dessus.

Très bien. Et donc pourquoi les lapins et pourquoi les os ?

Ah ben écoute, moi j’y suis pour rien. Je suis arrivée comme ça fin 2017, je ressemblais à un lapin. J’ose supposer que le principe pin-up, playboy y soit pour quelque chose. Sachant que je travaillais dans un dinner qui s’appelait le Bunny’s. Je pense que tout est lié… (rires)

J’ai écouté deux fois votre album, c’est toute une histoire. Chaque titre est une partie de la vie de Bunny et il y a une illustration aussi qui est en lien. J’ai envie de dire qu’il y a un mélange d’art littéraire, musical et peut-être aussi de jeu de scène. Est-ce que tu peux détailler un petit peu tout ça ?

Exactement, on a vraiment un univers, le groupe se rallie autour de mon personnage. Il nous fallait vraiment un visuel fort et on a beaucoup travaillé là-dessus. Quitte à marier des styles musicaux, autant marier des styles graphiques aussi. C’est pour ça qu’on a travaillé avec plein d’illustrateurs, graphistes, artistes différents de façon à créer pour chaque chanson un style complètement différent les uns des autres. On est dans le mariage des genres jusqu’au bout.

Dead Bones Bunny - What's up Rock front coverEn tout cas ça rend bien. Est-ce que tu penses que ça pourrait donner l’idée à certains illustrateurs de peut-être faire une bande dessinée, un album entier du début à la fin autour de ce personnage ?

Je t’avoue que c’est quelque chose auquel on pense. C’est même déjà en cours de création. On a une amie qui est illustratrice, dessinatrice et qui à l’habitude de faire de la bande dessinée et avec qui on commence à travailler pour mettre l’histoire de Bonny en comics.

Très bien et puis il y a plein d’autres petits produits dérivés que j’ai vu arriver sur votre page Facebook. Des petites poupées, tout en tas de choses…

Exactement, on pousse vraiment tout notre univers au maximum et on a envie que ça plaise aux gens, toucher un maximum de personnes et les inviter à découvrir notre monde, par le biais de l’album et aussi des goodies. L’univers Metal est très attaché à l’objet c’est pour ça qu’on propose autant de choses, que chacun puisse y trouver un petit élément pout se faire plaisir.

Au niveau live vous jouez samedi à la Boule Noire (le 09 février 2019). Je crois que c’est plein non ?

Oui, là on arrive tranquillement au sold out. On est vraiment hyper contents, c’est assez dingue. On imaginait pas en arriver jusque là. C’est vrai que quand on a lancé l’évènement, il y a eu un véritable engouement et ça nous touche énormément.

Est-ce que vous avez d’autres dates prévues dans les prochains mois ?

On a quelques dates qui se profilent. Certaines je peux pas encore en parler parce que c’est en cours de création. On va en parler beaucoup plus après la date de la Boule noire la semaine prochaine. Je peux déjà te dire que début mai on a l’honneur de faire la première partie du Bal des Enragés à Bordeaux. Nous sommes extrêmement fiers d’avoir cette opportunité, c’est génial.

Vous avez joué au Motocultor l’année dernière. Pour un jeune groupe qui n’avait même pas encore l’album sorti, c’est un super démarrage !

C’est vrai, de réussir le tremplin du Headbang Contest qui nous a permis de faire un set au Motocultor, ça nous a permis de se propulser un peu, de connaître un peu des gens et de commencer à pouvoir démarcher.

Et vous en gardez quel souvenir du Motocultor ?

On en avait tous un peu les larmes aux yeux. Je t’avoue que ça a été tellement fort, il y a eu une telle bonne réaction du public, un tel accueil.

Est-ce que tu as un dernier petit message à passer pour les lecteurs de Sons Of Metal ?

Déjà j’ai un mot pour toi et Sons Of Metal. Bravo pour votre taf et longue vie à vous. Après j’invite toutes les personnes qui auront lu cette interview de venir nous découvrir que ce soit en concert ou en album. Et mangez des carottes parce que ça rend aimable (rires).

Interview téléphonique réalisée par Khaos

Liens :

Page Facebook : https://www.facebook.com/deadbonesbunny/

Site internet : https://www.difymusic.com/dead-bones-bunny?fbclid=IwAR03lXmN8HlC3RjmUexs-RQVtab00qEU8pwUTj_Oty2XJd3OpaMA0Oz4QNw

L’histoire de Bunny Bones : https://www.deadbonesbunny.com/bunny-blog?fbclid=IwAR3y6jXKWtPa-j3uuGO-qxNRaOqZzFWXXDFsuwJTomdT5-3HmeXZwVoYUxk